Dans le cadre du programme CARA, le LCSQA-INERIS a organisé fin septembre 2014 une première série de rencontres techniques avec l’ensemble des AASQA possédant un ou plusieurs analyseurs automatiques de la composition chimique des particules. Cet évènement a principalement porté sur la mise en œuvre et l’assurance qualité des analyseurs de carbone suie de type AE33 ainsi que des ACSM (« Aerosol Chemical Speciation Monitor »). Il a eu lieu au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), site de Saclay (Essonne), et a permis la réalisation d’une vaste campagne d’inter-comparaison des AE33.
L’INERIS développe un outil d’évaluation des politiques de qualité de l’air intégrant le facteur « climat ».
L’IINERIS conduit depuis plusieurs années des travaux destinés à évaluer l’impact des politiques de gestion de la qualité de l’air. L'expertise de l'Institut est particulièrement sollicitée cette année, dans le cadre des discussions engagées autour du réexamen de la politique européenne dans ce domaine. Ainsi, des simulations ont été effectuées sur la qualité de l’air que l’on obtiendrait en 2030 selon diverses politiques étudiées par l’Union européenne.
Différents représentants des principaux organismes nationaux européens traitant de la modélisation de la qualité de l’air, dont l’INERIS, étaient présents ainsi que des laboratoires universitaires, des unités de recherche équivalentes au CNRS et de quelques bureaux d’études.
Retour sur cette conférence…
Les résultats obtenus ont permis d’apporter des éléments de connaissances sur les concentrations atmosphériques de ces composés toxiques incluant leur variabilité saisonnière, leur partition gaz/particule, leur impact sanitaire (évaluation du risque cancérigène) ainsi que leur sources primaires et/ou secondaires, notamment en période pic de particules.
Ils permettront à terme de mieux appréhender la contribution des HAP en tant que précurseurs d’AOS (aérosol organique secondaire) en milieu urbain.
Ce travail est le premier d’envergure aux niveaux français et européen sur l’étude des NHAP et OHAP dans l’air ambiant. Il n’existe pas à ce jour d’équivalent au niveau international.
| |
| (© Fotolia) |
Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a récemment publié les 10 indicateurs clés de l’environnement pour 2014. Parmi eux, qualité de l’air et des eaux, l’évolution de la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre, la production de déchets ou encore l’emploi environnemental sont les principaux indicateurs pour décrire la situation de l’environnement en France.
Pour la troisième année consécutive, la pollution de l'air s'impose comme la principale préoccupation environnementale des Français (42 %), devançant la question du changement climatique (34 %).