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| Concentration moyenne en PM10 le 14 mars 2014 - source PREVAIR |
La France a connu un épisode majeur de pollution aux particules dont l’intensité a été croissante du 7 au 18 mars 2014. Cet épisode s’étend sur plus d’une semaine avec un nombre exceptionnel de régions dépassant le seuil d’alerte. En réaction à cet évènement, la mise en œuvre d’une mesure de circulation alternée sur l’Ile de France est décidée par le ministre de l’écologie, pour le lundi 17 mars.
Si ce type d’épisode est assez fréquent à cette époque de l’année, l’intensité de celui du mois dernier est tout à fait exceptionnelle. Elle résulte de la météorologie caractérisée par des inversions thermiques et des vents faibles qui ont concentré les polluants à proximité de la surface, mais aussi par des émissions importantes, issues notamment d’épandages agricoles d’engrais azotés qui en réagissant avec d’autres émissions comme celles des oxydes d’azote du trafic routier, de l’industrie et de l’agriculture (émissions par les sols) ont favorisé la formation de particules fines. L’épisode est également remarquable par son caractère transfrontalier, notamment pendant les premières journées de l’épisode, le nord de la France se trouvant sous l’emprise d’un flux de nord-est favorisant les imports de particules.
Le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a publié l’arrêté du 26 mars 2014 relatif au déclenchement des procédures préfectorales en cas d’épisodes de pollution de l’air ambiant. Cet arrêté précise les modalités de gestion des épisodes de pollution atmosphérique, et clarifie et harmonise au niveau national les critères de déclenchement des procédures de gestion des pics de pollution. L’arrêté décrit également les mesures de réduction des émissions pouvant être mises en œuvre par le préfet en cas d’épisode de pollution et ce, dans tous les secteurs d’activités (agricole, résidentiel-tertiaire, industriel et dans les transports), en tenant compte du contexte local et des caractéristiques de l’épisode de pollution. Il entre en vigueur le 1er juillet 2014.
En savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Nouvelles-procedures-de-gestion.html
Selon les exigences des directives et du « reporting européen », le rapportage des données 2013 des AASQA doit intégrer des calculs d’incertitude. Afin de permettre aux AASQA de répondre à ces exigences, le LCSQA a mis à disposition sur son portail internet des feuilles de calcul élaborées dans le cadre du groupe de travail « incertitudes » du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air et ayant servi à la rédaction des guides AFNOR.
Une notice introductive présente les différentes feuilles disponibles et fournit les instructions utiles à leur remplissage. Une bonne connaissance des guides AFNOR reste cependant indispensable pour mener à bien cette action.
En tant qu’outil-type, ces feuilles de calcul sont adaptables en fonction des besoins et pratiques de chaque AASQA. Elles sont actuellement en phase de test au sein des différentes Commissions de Suivi et pourront être mises à jour dans les semaines à venir afin de tenir compte du retour d'expérience.
Accéder à la rubrique "calcul d'incertitudes" sur le site www.lcsqa.org
Le LCSQA a organisé fin mars 2014, en partenariat avec ATMO Poitou-Charentes, des essais d’intercomparaison de polluants réglementés (CO, SO2, O3, NO et NO2) pour les laboratoires mobiles d’AASQA. Cet exercice permet de vérifier le respect des exigences réglementaires concernant l’incertitude des mesures à des concentrations spécifiques et contribue au processus général d’amélioration de la qualité des mesures.
Ces dernières années, le dispositif français a démontré sa performance en se positionnant en deçà du seuil exigé par la Directive pour les polluants réglementaires (15% d’incertitude).
Les essais ont eu lieu du 20 au 28 mars à Périgny sur le site d’Atmo Poitou-Charentes aménagé pour l’occasion. Chacune des sept AASQA participantes, équipée de son propre camion laboratoire, est raccordée au système de distribution de l’air ambiant. Le camion laboratoire du LCSQA/INERIS renfermant le dispositif de dopage est également raccordé à ce système de distribution.
Cette année, ce sont ATMO Poitou-Charentes, Air Breizh, AIRCOM, LIG’AIR, Air Pays de la Loire, Airparif et LIMAIR qui ont participé.