Résultats de la recherche
345 résultats correspondent à Air ambiant
Vendredi 20 septembre 2019
Rapport
Rapport d'activité LCSQA 2018
Après une première partie retraçant les faits marquants de l'année 2018, le rapport d'activité présente l'ensemble des démarches mises en oeuvre et les actions réalisées en 2018 pour assurer la coordination du dispositif français de surveillance de la qualité de l'air selon les quatre principales orientations du contrat d'objectif :
Assurer la qualité des données de l’observatoire et les adéquations avec les exigences européennes et les besoins de surveillance
Assurer la centralisation au niveau national, l’exploitation et la mise à disposition des données produites par le dispositif de surveillance
Améliorer les connaissances scientifiques et techniques du dispositif pour accompagner la mise en œuvre des plans d’action et anticiper les enjeux futurs du dispositif
Assurer la coordination, l’animation et le suivi du dispositif national de surveillance
Le rapport s'achève sur la présentation de l'organisation du LCSQA ainsi que des principaux chiffres clés, des indicateurs et jalons prioritaires.
Parmi les principaux sujets traités par le LCSQA en 2018, on peut retenir :
des travaux sur les micro-capteurs réalisés avec notamment l’organisation du premier essai national d’aptitude sur le terrain de micro-capteurs pour la mesure de gaz et de particules dans l’air ambiant. L’avancement des travaux a ensuite été présenté en fin d’année lors d’un séminaire réunissant les membres du dispositif mais également des intervenant extérieurs comme par exemple le Joint Research Centre (JRC) de la Commission Européenne et des acteurs nationaux de la santé. Un dossier technique est consacré aux travaux du LCSQA sur la thématique micro-capteurs.
Télécharger le dossier technique "les micro-capteurs".
Une campagne nationale de mesure des résidus de pesticides dans l'air, lancée en juin, sous la coordination du LCSQA, en collaboration avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), et le réseau des AASQA fédéré par Atmo France.
L’organisation d’un séminaire réunissant les membres du dispositif national de surveillance mais également l’Anses afin de préparer collectivement la contribution française au processus de révision des directives européennes sur la qualité de l’air souhaité par la Commission.
Un important travail a démarré en 2018 sous la coordination du LCSQA et en collaboration avec les AASQA, concernant la prévision de la qualité de l’air et notamment les processus de contrôle qualité et assurance qualité à harmoniser et à mettre en œuvre collectivement. Ces travaux aboutiront à la définition d’un référentiel national pour la mise en œuvre de la modélisation et de la prévision de la qualité de l’air.
En 2018 le LCSQA est devenu l’organisme de référence technique pour le Gouvernement de la Nouvelle Calédonie avec lequel les trois membres du LCSQA ont signé une convention de collaboration sur la période 2018-2022 renouvelable.
Les travaux du LCSQA réalisés en 2018 ont été financés par la Direction Générale de l'Énergie et du Climat (bureau de la qualité de l’air) du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire (MTES) mais ont également bénéficié d’un financement de la part de l’Agence française pour la biodiversité dans le cadre du Plan Ecophyto 2018 et de l'Anses dans le cadre du dispositif de phytopharmacovigilance (PPV) sur les travaux concernant les pesticides.
Jeudi 15 octobre 2015
Rapport
Mesure de l'ammoniac et des composés soufrés – Nuisances olfactives
Le présent document a pour but de synthétiser des éléments concernant la mesure de
composés tels que l’ammoniac, l’hydrogène sulfuré ou encore les composés organiques volatils de
type soufrés. Ces substances peuvent être nocives pour l’environnement et pour l’homme et peuvent
également être à l’origine de nuisances olfactives pour ce dernier.
Le premier volet de l’étude est un complément à l’étude menée en 2013 sur la mesure du
H2S par une méthode de prélèvement passif utilisant des Radiello code 170. Cette étude a permis de
confirmer l’adéquation entre le débit d’échantillonnage donné par le fabricant et le débit
d’échantillonnage déterminé en laboratoire à partir des résultats obtenus sur des expérimentations
menées en chambre d’exposition sur des atmosphères contenant de faibles concentration en H2S (
ppb). Compte-tenu de l’incertitude sur la concentration générée en H2S dans la chambre d’exposition
(± 5% sur la concentration déterminée par l’analyseur automatique utilisé en contrôle), des sources
d’incertitude sur l’analyse des cartouches code 170 (dilution, droite d’étalonnage, etc.) et de
l’incertitude sur le débit d’échantillonnage (± 5,2 %), il semble tout a fait pertinent, pour cette
gamme de concentration (
RH=50%), d’utiliser le débit d’échantillonnage donné par le fabricant (soit 69 mL.min-1 à 25°C).
Le deuxième volet réalisé pour répondre à une demande des AASQA concernant les potentialités
d’utilisation des instruments de mesure pour l’H2S dans l’air ambiant, a conduit à la réalisation
d’une campagne de comparaison de 4 instruments et du préleveur passif Radiello code 170, sur le
terrain et en laboratoire. Les actions LCSQA-MD ont notamment compris la participation à
l’installation du matériel, la mise à disposition des moyens d’étalonnage (diluteur, bouteilles
étalon, chambre d’exposition, canisters) et le traitement des données lors de la campagne de
terrain mise en place par Air Normand puis la réalisation d’un exercice de comparaison en
laboratoire avec les mêmes dispositifs afin de déterminer au regard du guide de démonstration
d’équivalence des méthodes de surveillance de l’air ambiant les paramètres suivants (EC Working
Group, 2010) : temps de réponse, répétabilité au zéro et au point d’échelle (100 ppb), dérive
court-terme, linéarité et influence de l’humidité relative (80% à 23°C). En fonction du besoin de
surveillance, les différents dispositifs ont présenté des avantages et des inconvénients dans la
mise en œuvre et les contraintes d’utilisation, qu’il convient de mettre en
regard des performances métrologiques afin de sélectionner le dispositif le plus en adéquation au
regard du type de surveillance à mettre en place (moyen mobile, réseau connecté, station
fixe, etc.)
Le troisième volet de l’étude concerne plus spécifiquement la mesure des composés
organiques soufrés (mercaptans et sulfures) par des méthodes de prélèvement passif. Cette étude a
montré que les Radiello code 147 contenant du Tenax ne sont ni adaptés pour effectuer une
quantification des COV soufrés présents dans l’air ambiant ni même pour effectuer un screening
étant donnée l’importance de la dégradation de ces composés au cours du temps. Il
conviendra donc pour ce type de prélèvement de travailler à la recherche et à la
qualification d’un autre type d’adsorbant limitant la réactivité des composés soufrés. En revanche,
pour des prélèvements actifs de courtes durées (i.e. inférieures à 30 minutes) ou pour l’étalonnage
des systèmes analytiques, le Tenax pourrait convenir à condition d’effectuer la thermodésorption
immédiatement après le prélèvement ou à défaut il conviendra de définir au préalable des conditions
de conservation des cartouches adéquates.
Le dernier volet apporte des éléments concernant la nuisance olfactive et présente les différentes
méthodes qui peuvent être mises en œuvre. Dans le cadre de la surveillance des odeurs,
la nature complexe des mélanges susceptibles de générer des perceptions d’odeur orientera souvent
les investigations vers la mise en place d’observatoire associant la population riveraine et/ou
d’études ponctuelles à l’aide de jury de nez pour assurer la surveillance dans l’environnement des
nuisances olfactives. Le suivi dynamique des concentrations dans l’air ambiant est souvent utilisé
en complément,
notamment dans le cas de suivi en proximité de source émettant cette substance.
Mardi 24 novembre 2020
Rapport
Comparaison Inter-Laboratoires (CIL) 2018 des analyseurs de mesure automatique des particules (PM)
L’arrêté du 19 avril 2017 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l’air ambiant (modifié par l'arrêté du 17 juillet 2019) définit les missions que l’état confie aux trois acteurs de ce dispositif (LCSQA, AASQA et consortium PREV’AIR). Ainsi, le LCSQA a pour mission d’organiser des comparaisons inter-laboratoires (CIL) pour les mesures et la modélisation auxquelles les AASQA doivent participer.
Dans ce contexte, le LCSQA organise régulièrement des CIL portant sur la mesure de particules (PM) en continu à l’aide d’analyseurs automatiques de PM (AMS-PM). Cet exercice met en œuvre un système de dopage de particules, développé par l’Ineris lors d’études précédentes, permettant une distribution homogène de particules pour l’ensemble des instruments participants. La génération de particules est assurée par la nébulisation de sels dissous de sulfate d’ammonium et de nitrate d’ammonium jusqu’à des concentrations de plus de 100 µg/m3.
Lors de l’exercice réalisé en octobre 2018 à la station fixe de mesure de la qualité de l’air de « La Faiencerie Creil » d’Atmo Haut-de-France, une seule AASQA (Atmo Grand-Est) a pu se porter candidate avec la mise à disposition de deux TEOM-FDMS 1405-F, deux MP101M+ et un BAM 1020. Etant donné le faible nombre d’instruments mobilisés, les scores de performances (score Z) n’ont pas pu être calculés en utilisant l’approche consensuelle à savoir : l’utilisation de la moyenne robuste des instruments comme valeur de référence ainsi que la dispersion des mesures comme critère de performance. En effet, l’incertitude de mesure de l’ensemble des instruments participants aurait été trop importante.
Ainsi, un préleveur Leckel été mis en place par l’INERIS dans le but d’obtenir une mesure de référence pour les PM10, laquelle a été utilisée pour évaluer les résultats des participants. Les biais de chaque analyseur à cette mesure de référence ont été comparés aux exigences réglementaires à savoir : 25% d’incertitude élargie à la concentration définie pour la valeur limite (VL) journalière (50µg/m3). Ce pourcentage a ensuite été pris comme critère de performance pour l’ensemble des niveaux de concentration de la CIL.
L’estimation des scores de performances des analyseurs automatiques de cette étude obtenus ainsi montre que ces derniers respectent, en moyenne pour chaque niveau de concentration étudié entre 15 et 150µg/m3, les exigences de la Directive européenne en termes d’incertitude.
Jeudi 14 juin 2018
Rapport
Variations spatio-temporelles des espèces chimiques majeures et de composés traces des PM10 en France métropolitaine
Les particules atmosphériques sont constituées d’une très grande variété d’espèces chimiques, dont la nature et les concentrations varient suivant les sources d’émission et l’intensité des mécanismes secondaires donnant lieu à la formation de nouvelles particules et/ou à leur transformation dans l’atmosphère. Ainsi, l’étude de la composition chimique des particules permet d’obtenir des indications sur les sources et les processus contribuant à l’évolution des concentrations observées en air ambiant.
Le présent rapport rend compte d’une analyse géochimique multisites des concentrations moyennes saisonnières des composés majeurs et de quelques espèces traces des PM en France métropolitaine. Il s’appuie sur les résultats obtenus au cours de ces dernières années pour 19 sites de typologies différentes (11 urbains, 2 trafics, 3 vallées alpines, et 3 ruraux), dans le cadre du programme CARA et/ou de projets coordonnés par l’IGE. Ce travail, conduit en parallèle d’une vaste étude de sources de PM via l’utilisation de modèle sources-récepteur de type Positive Matrix Factorization dans le cadre le projet SOURCES cofinancé par l’ADEME, apporte une vision globale des principales sources de PM et de leurs impacts en fonction des caractéristiques du site étudié.
Les principaux résultats obtenus sont repris ci-dessous :
Des concentrations maximales en matière organique et en levoglucosan sont observées en période hivernale sur la quasi-totalité des sites étudiés, témoignant de la grande influence de la source de combustion de la biomasse liée au chauffage domestique (en tout premier lieux dans les vallées alpines, mais également sur l’ensemble des niveaux de fond urbain) ;
Des concentrations maximales en nitrate d’ammonium sont observées au printemps, en particulier dans la partie nord de la France, en lien notamment avec les émissions agricoles de NH3 et les conditions météorologiques favorisant la formation d’aérosols secondaires semi-volatils ;
Des concentrations relativement élevées de sulfate sont observées en été sur la plupart des sites du sud de la France, reflétant l’importance de l’impact des émissions par combustion de fioul lourd et de l’intensité des processus photochimiques ;
Des concentrations maximales en polyols sont observées en été et/ou en automne sur l’ensemble des sites étudiés, suggérant un impact non négligeable des émissions biogéniques primaires (e.g., spores fongiques) ;
Des concentrations plus importantes en Cu, Sb et Ba (émis par l’usure de certaines pièces mécaniques des véhicules, pneus/freins) sont observées sur les deux sites trafics de Roubaix et Strasbourg, confirmant l’influence des émissions automobiles hors échappement au niveau local.
La détermination des espèces chimiques prises en compte pour la présente étude permet une description préliminaire des principales sources anthropiques de PM pouvant influencer les niveaux de concentrations en air ambiant. Néanmoins, selon les sites, une caractérisation chimique plus fine peut s’avérer nécessaire à une meilleure description d’autres sources primaires locales (e.g., activité industrielle spécifique) et/ou des phénomènes de formation des aérosols secondaires (tels que les aérosols organiques secondaires biogéniques ou anthropiques).
Lundi 9 novembre 2015
Rapport
Homologation d’appareillage pour la surveillance réglementaire de la qualité de l’air - Document cadre (OBSOLÈTE)
Attention : Ce document cadre est obsolète - il a été revu en juillet 2016.
La note "Conformité technique des appareils de mesure pour la surveillance réglementaire de la qualité de l'air" de juillet 2016 annule et remplace le document cadre de 2015.
Aller à Conformité technique des appareils de mesure.
Modalités d'évaluation des dispositifs de mesure pour la surveillance réglementaire de la qualité de l'air ambiant en vue de leur homologation
Dans le cadre de leurs activités au sein du Laboratoire National de Référence (tel que prescrit dans la Directive 2008/50/CE ‐ article 3 ‐ et notifié par le Ministère en charge de l’environnement) et de son rôle de coordinateur technique de la surveillance de la qualité de l’air, les membres du LCSQA ont proposé au Ministère, qui l’a approuvé, un schéma d’homologation des appareillages utilisés par les AASQA pour la mesure de polluants atmosphériques réglementés.
Il est prévu que le même schéma d’homologation soit étendu à tout appareil de mesure utile au Dispositif National français (ex : système de mesure indicative), à la demande de fournisseur ou du Ministère en charge de l’environnement.
L’homologation est à terme destinée à tout dispositif de mesure de polluant de l’air ambiant en référence aux Directives et textes français, c’est à dire tout dispositif (électrique ou non) utilisé pour la surveillance de la qualité de l’air dans la chaîne de mesure (du prélèvement au rapatriement de données en Poste Central). Il est prévu un schéma d’homologation similaire pour les Systèmes d’Acquisition de Mesure et les Postes Centraux, schéma qui sera décrit dans un document spécifique.
Pour répondre aux exigences européennes (notamment l’annexe VI.D « introduction de nouveaux appareils » de la Directive 2008/50/CE), les appareils automatiques et les préleveurs (gaz et/ou particules) sont les premiers dispositifs pris en considération. Les collecteurs de précipitation et les systèmes d’acquisition de mesure seront concernés à court terme (2015‐2016).
Une demande d’homologation peut être faite par un constructeur ou par son distributeur sur le territoire français. Dans le cas du distributeur, les responsabilités liées au schéma d’homologation lui incombent.
Le dossier d’homologation est étudié par les membres du LCSQA, en collaboration avec la Commission de Suivi couvrant le (ou les) polluant(s) concerné(s). En fonction des éléments du dossier, un avis technique détaillé sur la demande d’homologation est formulé par le LCSQA – Mines Douai, auprès du Ministère en charge de l’environnement. Ce dernier décide de l’homologation ‐ ou non ‐ de l’appareillage concerné.
Un appareillage se voit accordé une homologation dans la configuration technique de fonctionnement et d’utilisation qui lui a permis de répondre aux exigences techniques du référentiel d’étude (norme, guide…). Cela permet de spécifier le contexte technique d’utilisation du dispositif (ex : station climatisée, moyen mobile…) et d’assigner le statut de mesure (ex : mesure fixe, mesure indicative…). D’autres exigences peuvent également être prises en compte (ex : la gestion de sources radioactives couverte par l’autorisation délivrée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire). Un suivi technique de l’homologation est assuré par les
membres du LCSQA avec l’aide du demandeur de l’homologation (cf. § 3.5) et des AASQA (ex : au travers de tests de suivi d’équivalence, de retours d’expérience des utilisateurs…).
Ainsi, dans le cas de méthodes dites « équivalentes », les résultats du suivi en continu de l’équivalence géré au niveau national par le LCSQA sont pris en compte dans le processus d’homologation pour contrôler et valider l’adéquation des conditions spécifiques de sites rencontrés lors du suivi et celles de la démonstration d’équivalence initiale. Le suivi d’équivalence à l’échelle nationale intègre les typologies de site3 et les conditions climatiques
représentatives de la France.
Toute modification (technique, informatique) d’un appareil homologué implique a minima l’information du LCSQA ‐ Mines Douai qui donnera, au Ministère en charge de l’environnement, un avis technique sur l’impact de la modification sur l’homologation de l’appareillage (cf. § 3.5), après concertation avec les Commissions de Suivi couvrant le (ou les) polluant(s) concerné(s).