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Mardi 2 juillet 2024
Rapport
Guide méthodologique pour la surveillance des PM10 et PM2.5 dans l’air ambiant par méthode optique FIDAS (révision 2023)
Référentiel technique national
Ce guide fait partie du référentiel technique national, conformément à l'arrêté du 16 avril 2021 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air ambiant.
Il a été approuvé en CPS (comité de pilotage de la surveillance) du 15 mars 2024.
Mise en application : 01 janvier 2024
Ce document constitue le guide méthodologique pour la surveillance dans l’air ambiant des PM10 et PM2,5 par le granulomètre optique FIDAS. Il s’attache à la définition des configurations techniques, maintenances, protocoles de contrôle qualité et d’assurance qualité (QA/QC) qui permettent le fonctionnement optimal de l’instrument et assure la qualité des données produites par le dispositif de surveillance de la qualité de l’air. Les critères définis dans ce document respectent les exigences de la norme NF EN 16450 (2017) « Air Ambiant-système automatisés de mesurage de la concentration de matière particulaire (PM10 ; PM2,5) ».
Il s'agit de la mise à jour du premier guide méthodologique FIDAS publié en 2017, ainsi que du guide LCSQA sur le contrôle des paramètres techniques, publié en 2022 (pour la partie concernant le FIDAS).
Parmi les mises à jour, certains protocoles d’assurance et de contrôle qualité ont été modifiés sur la base d’évolutions constructeur comme par exemple, la périodicité de la mesure de la vitesse d’écoulement, les tolérances à respecter pour les tests de la réponse optique, la valeur du blanc ou encore la valeur du test de fuite. D’autres protocoles de contrôles ont été modifiés pour donner suite à des difficultés constatées sur le terrain comme par exemple le contrôle de la température de la ligne chauffée IADS ou encore le contrôle de la sonde d’humidité relative. De plus, l’ensemble des paramètres opérationnels a été explicité afin de faciliter la validation des données.
A partir du 01/01/2024, ce document est à considérer comme le référentiel français en termes d’exigences de qualité des données obtenues sur le territoire national par méthode optique FIDAS pour la surveillance des PM10 et PM2,5 comme préconisé par l’arrêté du 16 avril 2021 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l’air ambiant.
Methodological guide for monitoring PM10 and PM2.5 in ambient air ambient air by FIDAS
This document constitutes the methodological guide for PM10 and PM2.5 monitoring in ambient air using the FIDAS optical granulometer. It focuses on defining the technical configurations, maintenance, quality control and quality assurance (QA/QC) protocols that will enable the instrument to operate optimally and ensure the quality of the data produced by the air quality monitoring system. The criteria defined in this document comply with the requirements of standard NF EN 16450 (2017) "Ambient air-automated systems for measuring the concentration of particulate matter (PM10; PM2.5)".
This document updates the first FIDAS methodological guide published in 2017, as well as the LCSQA guide on the control of technical parameters, published in 2022 (for the part concerning FIDAS). Among the updates, some quality assurance and quality control protocols have been modified on the basis of changes made by the manufacturer, such as the frequency of flow velocity measurement, the tolerances to be respected for optical response tests, the blank value and the leakage test value. Other control protocols have been modified in response to difficulties observed in the field, such as the control of the temperature of the IADS heated line or the control of the relative humidity probe. In addition, all the operational parameters have been explained to facilitate data validation.
From 01/01/2024, this document is to be considered as the French reference in terms of quality requirements for data obtained on the national territory using the FIDAS optical method for monitoring PM10 and PM2.5 as recommended by the decree of 16 April 2021 relating to the national ambient air quality monitoring system.
Mardi 2 juillet 2024
Rapport
Amélioration du système de dopage PM - Enrichissement sélectif de matrice d’air ambiant en fonction de la granulométrie des particules
Cette étude s’inscrit dans la suite des travaux portant sur l’amélioration du banc de dopage de matrice d’air ambiant. Il s’agit d’un montage expérimental utilisé par l’Ineris pour la réalisation de comparaisons interlaboratoires d’instruments de mesures des particules (systèmes de mesures automatiques (AMS), aethalomètres…). Les premiers essais ont montré qu’il était possible de générer des particules présentant un diamètre aérodynamique allant de 0,5 µm à 20 µm mais qu'il reste difficile de contrôler la granulométrie du dopage particulaire avec les méthodes utilisées. En effet, malgré la présence de particule de gros diamètre, la répartition granulométrique reste centrée autour de 600 nm.
Afin de répondre à cette problématique l’Ineris s’est proposé d’étudier le principe de fonctionnement d’un impacteur virtuel et d’en adapter le dispositif afin de réaliser des dopages ciblés de matrice d’air ambiant enrichie en particules présentant un diamètre aérodynamique supérieur à 2,5 µm.
Ainsi, cette note regroupe les principaux éléments permettant de comprendre le principe de fonctionnement de l’impaction inertielle et les méthodes existantes. Elle montre également que ces dispositifs peuvent être utilisés afin de séparer les particules en fonction de leur diamètre aérodynamique. De plus, lorsqu’associée à un système de collecte, le dispositif joue alors le rôle de concentrateur des particules présentant un diamètre supérieur au diamètre aérodynamique cible, appelé diamètre de coupure. Enfin, cette note présente les éléments retenus pour la conception d’un dispositif dimensionné pour le système de dopage de matrice d’air ambiant développé et exploité par Ineris.
Sur la base de ces éléments, un prototype a pu être mis au point. Des essais restent à conduire afin de valider son bon fonctionnement et d’évaluer ses performances au sein du système de dopage de matrice d’air ambiant.
A terme, cet impacteur pourrait être mis en œuvre lors des différents tests d’instrument de mesure des particules, comme par exemple les comparaisons inter-laboratoires dédiées aux systèmes de mesures automatiques ou encore les systèmes capteurs.
Selective enrichment of ambient air matrix according to particle size
This study is the continuation of the work on the improvement of the enhanced ambient air matrix system. This is an experimental facility used by Ineris to carry out inter-laboratory comparisons of PM measurement instruments (automatic measurement systems (AMS), aethalometers, etc.). The first report showed that it was possible to generate particles having an aerodynamic diameter ranging from 0.5 µm to 20 µm, but that it was still difficult to control the particle size of the PM source with the methods currently used. Indeed, despite the presence of large diameter particles, the size distribution remains centered around 600 nm.
In order to answer this problem, Ineris proposed to study the operational principle of a virtual impactor and to adapt this type of devices in order to carry out targeted generation enriched in particles with an aerodynamic diameter greater than 2.5 µm.
Thus, this note gathers the main elements allowing to understand the operating principle of inertial impaction and the existing methods. It also shows that these devices can be used to separate particles according to their aerodynamic diameter. Furthermore, when combined with a collection system, the device acts as a concentrator of particles having a diameter greater than the target aerodynamic diameter, called cut-off diameter. Finally, this note presents the selected elements for the design of a device adapted to our enhanced ambient air matrix system.
On the basis of these elements, a prototype has been designed. Experiments remain to be carried out in order to validate its proper operation and to evaluate its performance within the enhanced ambient air matrix system.
In the long term, this virtual impactor could be used in various tests of PM measurement instruments, such as inter-laboratory comparisons dedicated to automatic measurement systems or sensor systems.
Actualité
Organisation de comparaisons interlaboratoires pour l'analyse automatique de la composition chimique et le comptage des particules dans l'air ambiant – 5 mai - 3 juin 2025
Actuellement et jusqu’au 3 juin 2025, le LCSQA organise deux exercices conjoints de comparaisons inter-laboratoires dédiés aux Associations Agréées de Surveillance de la
Lundi 14 octobre 2024
Rapport
Suivi national du niveau d'imprégnation de fond des pesticides dans l'air ambiant : résultats 2021-2022
La mise en place d’un suivi pérenne national (SPN) des pesticides dans l’air ambiant depuis juillet 2021 s’inscrit dans la continuité d’une première campagne nationale exploratoire de mesures des résidus de pesticides (CNEP) dans l’air ambiant réalisée en 2018/2019 sur 50 sites répartis sur l’ensemble du territoire national (DROM inclus). Ce suivi national pérenne repose sur l’instrumentation d’une sélection de 18 sites de mesures dont 14 communs à la CNEP (1 par région), représentatifs des cultures locales et d’un bassin de vie, et la recherche de 75 substances identiques à celle de la CNEP.
L’objectif de ce suivi national pérenne est de suivre au fil des ans l’évolution de l’état des lieux du niveau d’imprégnation de fond (hors situation de proximité ou influence directe d’une seule culture) en résidus de pesticides dans l’air ambiant réalisé initialement lors de la CNEP.
Les résultats obtenus en 2021-2022 (SPN) montrent globalement des résultats similaires à ceux de l’état initial de 2018-2019 (CNEP) avec, en métropole, une baisse des concentrations mesurées et fréquences de quantification (FQ) plus ou moins marquée selon les substances. Les substances majoritairement quantifiées (FQ > 20%) et présentant des concentrations moyennes annuelles supérieures à 0,1 ng/m3 lors du suivi 2021-2022 sont le prosulfocarbe et le triallate en métropole, la pendiméthaline en métropole et dans les DROM ainsi que le s-métolachlore dans les DROM.
En métropole, les concentrations moyennes annuelles sont toutes inférieures au ng/m3 (Figure A), à la seule exception du prosulfocarbe (1,5 ng/m3) alors que lors de la CNEP, le folpel présentait également une concentration moyenne annuelles autour de 1 ng/m3. Parmi les différences notables en métropole, le chlorothalonil, le chlorpyriphos-méthyl et le folpel ne font plus partie des substances majoritairement quantifiées (FQ>20 %) lors du suivi national, avec des baisses de leurs concentrations moyennes annuelles. Si les FQ de la pendiméthaline et du prosulfocarbe sont équivalentes, on note également une baisse de leurs concentrations moyennes annuelles.
Figure A : Evolution des fréquences de quantification et des concentrations moyennes annuelles (C moy)
en métropole entre la CNEP et le SPN 2021-2022 pour les substances majoritaires
Dans les DROM, les FQ sont équivalentes entre les deux campagnes et les différences de concentration moyenne annuelle sont moins marquées qu’en métropole (Figure B). Lors du suivi 2021-2022 (SPN), le glyphosate a été recherché dans les DROM, ce qui n’était pas les cas lors de l’état initial 2018-2019 (CNEP) et cette substance ressort parmi les plus quantifiées (~38%), avec en revanche une concentration moyenne annuelle de l’ordre de 0,01 ng/m3.
Figure B : Evolution des fréquences de quantification et des concentrations moyennes annuelles (C moy) dans les DROM
entre la CNEP et le SPN 2021-2022 pour les substances majoritaires
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à expliquer les baisses observées entre les deux campagnes. Pour le folpel et le lindane, le changement de laboratoire d’analyse dans le suivi de certains sites semble avoir affecté la mesure, notamment en termes de fréquence de quantification (FQ). Ainsi, si le lindane reste parmi les substances majoritairement quantifiées en 2021-2022, on observe une baisse de 20 % de sa FQ par rapport à la CNEP. Par ailleurs, l’interdiction de substances après l’état initial (CNEP) pourrait expliquer les baisses observées pour le chlorothalonil, le chlorpyriphos-méthyl et le chlorprophame. Enfin, si les conditions météorologiques ne semblent pas influencer significativement les concentrations observées, du moins de façon globale, l’évolution du panel de sites de mesures peut également être un facteur explicatif dans certains cas, l’exploitation des données de la CNEP ayant également souligné la spécificité des sites en matière de niveaux de concentration observés.
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The implementation of a national long-term monitoring (SPN) of pesticides in ambient air since July 2021 is the following step of the national exploratory campaign for the measurement of pesticide residues (CNEP) in ambient air carried out in 2018/2019 throughout France (including the French overseas territories (DROM)). This national monitoring is based on 18 measurement sites (1 per region) representative of local crops and of living areas. It also targets 75 substances, identical to those in the CNEP.
The aim of this national monitoring is to track changes over the years in the background levels of pesticide residue impregnation in ambient air (excluding situations of proximity or direct influence from a single crop) obtained during the CNEP.
The results obtained during national monitoring in 2021-2022 (SPN 2021-2022) show overall similar results to those of the CNEP, with, in mainland France, a decrease in measured concentrations and quantification frequencies (QF), more or less significant depending on the substance. The most quantified substances (QF > 20%) with average annual concentrations above 0.1 ng/m3 during the SNP 2021-2022 are prosulfocarb and triallate in mainland France, pendimethalin in mainland France and DROM, as well as s-metolachlor in DROM.
In mainland France, the annual mean concentrations are all below 1 ng/m3 (Figure A), with the sole exception of prosulfocarb (1.5 ng/m3), whereas during the CNEP, folpel also had an average annual concentration of ~1 ng/m3. Among the significant differences in mainland France, chlorothalonil, chlorpyriphos-methyl and folpel are no longer among the most quantified substances (QF>20%) during the SPN. Their annual mean concentrations are also lower. While the QFs of pendimethalin and prosulfocarb are equivalent, there is also a decrease in their annual mean concentrations.
In DROM, the QF are equivalent between CNEP and SPN and the differences between mean annual concentrations are less marked than in mainland France (Figure B).
During the SPN, glyphosate was one of the targeted substances in DROM, as it was not the case during CNEP. And this substance stands out as one of the most quantified (QF~38%), with an annual mean concentration ~ 0.01 ng/m3.
Among the factors explaining the decreases observed between CNEP and SPN, the change of analysis laboratory for the monitoring of certain sites can be noted for folpel and lindane, this latter remaining among the most quantified substances quantified but with a 20% drop in its QF. The ban of substances between CNEP and the start of SPN can also explains the falls observed for chlorothalonil, chlorpyriphos-methyl and chlorpropham, which also shows the impact of bans on pesticide levels. Finally, while weather conditions do not appear to have a significant influence on the concentrations observed, at least overall, changes in the panel of measurement sites may also be an explanatory factor in certain cases, as CNEP data have also highlighted the specificity of each site on the observed concentrations.
Actualité
Programme européen d’échange : le dispositif français de surveillance des pesticides dans l’air suscite l’intérêt de l’agence allemande de protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL) - 16–20 juin
Dans le but d’étudier les conditions de mise en place d’une surveillance des pesticides dans l’environnement sur le territoire allemand, une délégation du German Federal Office of Consumer Protecti
Mardi 29 avril 2025
Rapport
Pesticides dans l’air ambiant : complément d'exploitation des résultats de la CIL analytique pesticides 2021
Etude des disparités observées (plan d'actions)
en complément du rapport d'étude : Pesticides dans l’air ambiant : Comparaison inter-laboratoires analytique 2021
Une comparaison inter-laboratoires (CIL) dédiée aux pesticides a été réalisée par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) en 2021. Cette CIL s’inscrivait dans le contexte du suivi pérenne engagé au niveau national la même année, ses résultats permettant d’appuyer les Associations agrées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) dans la sélection de leurs laboratoires d’analyse sous-traitants.
Cette CIL portait sur 26 substances dont 25 substances semi-volatiles (ci-dessous) et une substance polaire (glyphosate) :
2.4D
fenpropidine
permethrine
alpha-HCH
fluazinam
propyzamide
boscalid
folpel
prosulfocarbe
chlorothalonil
glyphosate
pyrimethanil
chlorpropham
lindane
s-metolachlore
chlorpyriphos methyl
metazachlore
spiroxamine
chlorpyriphos-ethyl
oxadiazon
tebuconazole
cyprodinyl
pendimethalin
triallate
deltamethrine
pentachlorophenol
Trois laboratoires avaient participé à cette CIL (IANESCO, MICROPOLLANTS, Laboratoire Départemental de Haute-Garonne LD31).
L’exploitation des résultats[1] de la CIL avait permis de faire ressortir, dans la plupart des cas, une faible dispersion intra-laboratoire (écart-types sur la moyenne des 3 résultats individuels rendus par chaque laboratoire) traduisant une bonne répétabilité du traitement appliqué aux matériaux d’essais par chacun. De plus, dans la plupart des cas, une bonne cohérence des résultats de chaque laboratoire était observée par rapport à la valeur cible attendue, ainsi qu’entre les différents laboratoires.
Toutefois, certaines disparités avaient été observées, les principales concernant les substances suivantes :
chlorothalonil
alpha-HCH
S-métolachlore
lindane
chlorpyrifos-méthyl
folpel
2,4 D
deltaméthrine
pendiméthaline
Le LCSQA a donc proposé de mener une étude sur ces molécules visant à mettre en évidence l’influence des protocoles analytiques mis en œuvre par les différents laboratoires. Pour cela, un plan d’action a été défini, objet de la présente note. Ce plan vise en particulier de reproduire les différentes méthodes de préparation des échantillons mises en œuvre par les laboratoires, préalablement à l’analyse, afin d’évaluer leur impact sur les concentrations mesurées. Les essais sont planifiés fin 2024 et leurs résultats seront diffusés courant 2025.
Selon les résultats obtenus, ces travaux pourront être présentés au sein du groupe d’expert en charge de la révision des normes portant sur la métrologie des pesticides dans l’air ambiant (norme XP X 43-058 et norme XP X 43-059), piloté par le LCSQA, et leurs enseignements potentiellement intégrés dans la version révisée des normes.
[1] https://www.lcsqa.org/fr/rapport/pesticides-dans-lair-ambiant-comparaison-inter-laboratoires-analytique-2021
Lundi 31 août 2026
Rapport
Campagne 2025 d’étalonnage et de comparaison inter-laboratoire (CIL) des ACSM
Ce rapport présente les résultats de la campagne d’étalonnage et de comparaison inter-laboratoires (CIL) des ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor), organisée par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) à destination des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). Cette campagne s’est tenue du 5 mai au 3 juin 2025 sur la plateforme technique de l’ACMCC (Aerosol Chemical Monitor Calibration Center) dans les locaux du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE, plateau de Saclay, Essonne). Elle a réuni 16 ACSM du programme CARA : 11 appartenant aux AASQA et 4 fournis par l’ACMCC (Ineris et LSCE). Compte tenu du nombre d'ACSM, certains ont été installés dans le laboratoire du LCSE et d'autres dans la remorque de l'INERIS, qui est équipée d'un système de dopage de l’air ambiant, utilisé pour les CIL des analyseurs automatiques de particules (PM) (Amélioration du système de dopage PM matrice réelle | LCSQA) et les tests de performance des instruments de mesure. Le rapport est structuré en huit sections principales :Section 1 : configuration des instruments et programme de la CIL ;Section 2 : méthodologies de traitement des données et méthode d’évaluation des performances ;Sections 3 à 6 : protocole d’étalonnage, vérifications préalables et résultats ;Section 7 : cohérence des paramètres d’étalonnage appliqués aux mesures d’air ambiant ;Section 8 : résultats de la CIL, incluant les Z-scoresSection 9 : tests de dopageLes ACSM ont été réceptionnés à partir du 5 mai, installés par les AASQA et le LCSQA-Ineris avec le soutien logistique du LSCE. Après mise en service, les instruments ont été configurés avec leurs paramètres d’étalonnage habituels (déterminés en station) et des premières mesures ont permis de vérifier leur bon fonctionnement. Certaines opérations de maintenance ont été assurées par le distributeur Addair, sollicité en début de campagne pour résoudre des problèmes techniques. Un instrument (ACSM 3) a nécessité des investigations supplémentaires par Addair et Aerodyne.Après les opérations de contrôles assurance/qualité (QA/QC) et les mesures de blanc, les efficacités d’ionisation (IE et RIE) ont été calibrées. Des mesures d’air ambiant ont ensuite été réalisées pour comparer les performances des instruments sur les cinq principales espèces chimiques (nitrate, ammonium, sulfate, chlorure et matière organique) et évaluer les incertitudes de mesure. Nouveauté pour cette édition, des tests de dopage avec différents niveaux de concentration ont également été effectués pour les ACSM installés dans la remorque, afin de vérifier les paramètres de calibration. Des perspectives d’utilisation de ce système pour des tests supplémentaires sont envisagées.Les tests effectués à l’ACMCC confirment le bon fonctionnement des instruments et leur cohérence avec les autres ACSM participants pour les mesures en air ambiant. Enfin, cet exercice, réunissant tous les ACSM des AASQAs, a permis de mettre en place sur chacun d’entre eux des procédures d’export en temps réel des matrices organiques destinées aux études de source, dans le cadre des objectifs du programme CARA (https://www.lcsqa.org/fr/le-dispositif-cara). This report presents the results of the intercomparison campaign for ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) instruments, organized by the Central Laboratory for Air Quality Monitoring (LCSQA) for the benefit of the regional Air Quality Monitoring Associations (AASQA). The campaign took place from May 5 to June 3, 2025, at the ACMCC (Aerosol Chemical Monitor Calibration Center) and brought together 16 ACSMs from the CARA program: 11 provided by AASQA and 4 by ACMCC (Ineris & LSCE). Given the number of ACSMs, some were installed in the LCSE laboratory and others in the INERIS trailer, which is equipped with a doping system, used primarily for the CILs of automatic particulate matter (PM) analyzers (Amélioration du système de dopage PM matrice réelle | LCSQA), as well as performance tests of instruments.The report is structured into eight main sections:Section 1: Instrument configuration and CIL programSection 2: Data processing methodologies and performance evaluation methodsSections 3 to 6: Calibration protocol, preliminary checks, and resultsSection 7: Consistency of calibration parameters applied to ambient air measurementsSection 8: Results of the intercomparison campaign, including Z-scoresSection 9: Doping testsThe ACSMs were received starting May 5 and installed by AASQA and LCSQA-Ineris with logistical support from LSCE. After commissioning, the instruments were configured with their usual calibration parameters (determined at their respective stations), and initial measurements were performed to verify proper operation. Some maintenance operations were carried out by the distributor Addair, which was called upon at the beginning of the campaign to resolve technical issues. One instrument (ACSM 3) required further investigation by Addair and Aerodyne.After quality assurance/control (QA/QC) checks and blank measurements, ionization efficiencies (IE and RIE) were calibrated. Ambient air measurements were then performed to compare instrument performance for the five main chemical species (nitrate, ammonium, sulfate, chloride, and organic matter) and to assess measurement uncertainties. New for this edition, doping tests with different concentration levels were also conducted on the ACSMs installed in the trailer in order to verify the calibration parameters. The possibility of using this system for additional tests is being considered.Tests carried out at ACMCC confirmed the proper functioning of the instruments and their consistency with other ACSM participants for ambient air measurements.Finally, this CIL exercise, which inveloved all the ACSMs from the AASQAs, made it possible to implement, at each site, the real-time export procedures of organic matrices intended for source apportionment studies, in line with the objectives of the CARA program (https://www.lcsqa.org/fr/le-dispositif-cara).
Mardi 21 juillet 2026
Rapport
Interlaboratory comparison organized for the european laboratories involved in the analysis of levoglucosan and its isomers in ambient air
Comparaison interlaboratoires organisée pour les laboratoires européens impliqués dans l’analyse du lévoglucosan et de ses isomères dans l’air ambiantLe lévoglucosan et ses isomères (le galactosan et le mannosan) sont reconnus comme des marqueurs de la combustion de biomasse et peuvent donc être utilisés pour évaluer dans l’air ambiant les sources de particules collectées sur filtres. Bien que non obligatoire, la Directive européenne (UE) 2004/2881 relative à la qualité de l’air ambiant recommande la mesure du lévoglucosan dans le cadre de l’analyse de la composition chimique des PM. La méthode de référence CEN/TS 18044 (2024), qui spécifie la détermination du lévoglucosan et de ses isomères par chromatographie, répond à cet objectif. Afin d’évaluer la performance des laboratoires dans la mise en œuvre de cette récente norme, le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) a organisé une comparaison interlaboratoires analytique (CIL) au deuxième semestre 2025. Les inscriptions étaient ouvertes aux laboratoires européens.Cet exercice comprenait des matrices de concentrations différentes afin de prendre en compte les gammes de travail habituelles des laboratoires réalisant l’analyse de filtres issus de prélèvements haut débit ou bas débit. Chaque participant a donc reçu deux poinçons de filtres issus de prélèvements PM10 d’air ambiant, un poinçon de filtre blanc de laboratoire, un matériau de référence certifié (MRC, NIST SRM1649b, urban dust). Dix laboratoires européens, dont cinq français, ont participé à cette CIL. Les éléments remarquables obtenus ont été les suivants : - Les résultats observés dans le cadre de cette CIL ne permettent pas de tirer des conclusions quant à un éventuel effet lié à la méthode.- Les écarts type de reproductibilité obtenus pour les filtres air ambiant étaient de l’ordre de de 20 - 42 % pour le lévoglucosan 35 - 58 % pour le galactosan, 32 - 37 % pour le mannosan. Pour ce qui concerne le MRC, ils étaient de 93 % pour le lévoglucosan, 122 % pour le galactosan et 109 % pour le mannosan. Il est à noter que compte tenu d’un nombre de laboratoires insuffisant dans la remise de résultats quantifiés pour le MRC, les scores de performance pour le galactosan et le mannosan n’ont pu être calculés.- Les incertitudes observées étaient plus importantes que celles décrites dans la méthode de référence CEN/TS 18044. Bien que les sections de filtres F1 et F2 étudiés lors de cette CIL présentaient des concentrations similaires, la différence significative entre les incertitudes obtenues était surprenante. Elle était pour le lévoglucosan de 85 % pour le filtre F1 et de 40% pour le filtre F2 avec des concentrations respectives de 76 et 68 µg par filtre. - La comparaison des incertitudes obtenues lors de CIL précédentes a révélé une grande variabilité dans les valeurs observées. Dans le cas du lévoglucosan, ces incertitudes varient de 32 % à 85 %.Finalement, compte tenu des résultats observés et des dispersions importantes constatées, qui ne permettent pas d'évaluer efficacement les performances des laboratoires, il serait utile d'organiser une nouvelle CIL sur l’analyse du lévoglucosan et de ses isomères dans l’air ambiant.Interlaboratory comparison organized for the European laboratories involved in the analysis of levoglucosan and its isomers in ambient airLevoglucosan and its isomers (galactosan and mannosan) are recognised as markers of biomass combustion and can therefore be used to assess the sources of particulate matter in ambient air through the chemical characterisation of filter samples. Although not mandatory, the European Directive (EU) 2004/2881 on ambient air quality recommends measuring levoglucosan as part of the chemical composition of PM. The reference method CEN/TS 18044 (2024), which specifies the determination of levoglucosan and its isomers by chromatography, meets this objective. To evaluate laboratory performance in implementing this recent reference method, the French Central Laboratory for Air Quality Monitoring (LCSQA) organised an interlaboratory comparison (ILC) in the second half of 2025. Registration was open to European laboratories.This exercise included matrices with different concentration levels to reflect the usual working ranges of laboratories analysing filters from high‑volume or low‑volume samplers. Each participant therefore received two punches from ambient air PM10 filters, one laboratory blank filter punch, and a certified reference material (CRM, NIST SRM 1649b, urban dust). Ten European laboratories, including five from France, took part in this ILC.The main findings were as follows:- The results obtained in this ILC did not allow any conclusions to be drawn regarding a potential method‑related effect.- The reproducibility standard deviations obtained for the ambient air filters were approximately 20 - 42% for levoglucosan, 35 - 58% for galactosan, 32 - 37% for mannosan. For the CRM, they were 93% for levoglucosan, 122% for galactosan, and 109% for mannosan. It should be noted that, due to an insufficient number of laboratories submitting quantified CRM results, performance scores could not be calculated for galactosan and mannosan.- The uncertainties observed were higher than those described in the reference method CEN/TS 18044. Although filter sections F1 and F2 analysed in this ILC showed similar concentrations, the significant difference between their uncertainties was unexpected. For levoglucosan, uncertainties were 85% for filter F1 and 40% for filter F2, with respective concentrations of 76 and 68 µg per filter.- Comparison with uncertainties obtained in previous ILCs revealed substantial variability. For levoglucosan, uncertainties ranged from 32% to 85%.In conclusion, given the results obtained and the large dispersions observed, which prevent an effective assessment of laboratory performance, it would be advisable to organise a new ILC on the analysis of levoglucosan and its isomers in ambient air