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Mercredi 26 mars 2014
Rapport
Surveillance des métaux dans les particules en suspension
En France, une surveillance est effectuée par la plupart des AASQA depuis 2007 de façon continue ou ponctuelle, pour le Pb, As, Cd et Ni dans les PM10 afin de répondre aux directives européennes (2008/50/CE et 2004/107/CE).
Les objectifs de Mines Douai, au sein du LCSQA, sont d'assurer un rôle de conseil et de transfert de connaissances auprès des AASQA, de procéder à des travaux permettant de garantir la qualité des résultats, de participer activement aux travaux de normalisation européens et de réaliser une veille technologique sur les nouvelles méthodes de prélèvement et d’analyse susceptibles d’optimiser les coûts tout en respectant les objectifs de qualité.Au cours de l'année 2013, les travaux réalisés dans le cadre du LCSQA ont porté sur les actions suivantes :
- Fourniture de filtres vierges en fibre de quartz. Des filtres sont achetés par lots et leurs
caractéristiques chimiques sont contrôlées, avant d’être redistribués aux AASQA sur simple
demande de leur part. En 2013, 3675 filtres en fibre de quartz (Pall et Whatman) ont été
distribués auprès de 16 AASQA différentes.
- Participation au comité de suivi « Benzène, métaux, HAP » sur la stratégie de mesure de
As, Cd, Ni, Pb dans l’air ambiant et au groupe de travail « caractérisation chimique et sources
des PM ».
- Organisation d'un exercice de comparaison inter-laboratoires (Annexe 1). Cette année, 9
laboratoires indépendants ont participé à cet exercice : Laboratoire Carso (Lyon), Ianesco
Chimie (Poitiers), Laboratoire départemental de Haute-Garonne (Launaguet), Laboratoire de
Rouen (Rouen), Micropolluants Technologie (Thionville), Laboratoires des Pyrénées et des
Landes (Lagor), TERA Environnement (Crolles), INERIS (Creil) et LUBW (Allemagne).
Les analyses préparatoires réalisées aux Mines de Douai sont inclues dans la présentation des résultats de cet exercice sous la forme d'un dixième laboratoire participant.
Nous avons distribué à chaque laboratoire quatre filtres empoussiérés collectés pendant l’hiver 2012-2013, dont les teneurs en métaux correspondent à un site urbain de fond ainsi que 10 filtres vierges en fibre de quartz. Comme en 2011, une solution synthétique et une solution étalon produite à partir de filtres collectés à l’EMD puis minéralisés et analysés précisément par le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE) ont également été introduites dans l’exercice d’intercomparaison afin de discriminer les erreurs liées à l’analyse proprement dite de celles liées à la phase de minéralisation. Un MRC contenant des particules déposées sur filtre produit par le LNE a également été distribué aux participants avec son certificat afin d’évaluer les taux de récupération en métaux lors de la minéralisation des PM10.
Les résultats de cette intercomparaison sont globalement positifs (Annexe 1). Malgré les faibles teneurs contenues sur les filtres empoussiérés, les 10 laboratoires participant ont détecté les quatre métaux présents dans les échantillons impactés sur filtres. De plus, les laboratoires respectent globalement les objectifs de qualité des directives européennes (25 % pour Pb et 40 % pour As, Cd et Ni) au niveau des valeurs cibles avec des incertitudes moyennes (norme FD-X43-070) de 28% (As), 31% (Cd), 52% (Ni) et 28% (Pb). L’étape de minéralisation représente la plus importante source relative d’incertitude, comprise entre 43 et 56% de l’incertitude globale selon l’élément considéré.
Il faut souligner que six laboratoires ayant participé aux cinq derniers exercices d’intercomparaison ont obtenu de bons résultats pour les quatre éléments visés par rapport aux critères de qualité requis, démontrant ainsi une bonne maîtrise sur le long terme de ce type d’analyses.
Les résultats obtenus sur les solutions étalons synthétiques (Ech 4) et issues de minéralisation de filtres (Ech 5) sont globalement satisfaisants avec des écarts par rapport à la médiane inférieurs à 20%. La reproductibilité est de 5% pour le Pb et de 10 à 30% pour les autres métaux pour ces 2 échantillons. On observe un écart sur le dosage du plomb sur les deux solutions étalons pour certains laboratoires.
Les écarts par rapport aux valeurs certifiées du MRC sont en moyenne de 7 à 10 % relatif pour As, Cd, Pb et 23% pour Ni.
- Analyse des métaux, métalloïdes et éléments majeurs dans des échantillons de PM10 collectés dans le cadre du programme CARA à Nogent sur Oise pendant une année.L’application de traitement statistique (ACP) et de modèles source-récepteur en cours doit permettre l’identification des principales sources de particules affectant la zone (Aérosol secondaire, combustion de biomasse, trafic automobile, aérosol marin, poussière détritique,…).
- Etude de faisabilité d’une comparaison inter-laboratoire portant sur les analyses de métaux dans les dépôts atmosphériques. Une CIL portant sur la partie analyse est envisageable sous une forme similaire à celle mise en place pour l’analyse des métaux réglementés dans les PM10. Pour la partie prélèvement fortement dépendante de la géographie et de la météorologie locale, seule une validation station par station permet de répondre aux recommandations de la norme.
Jeudi 23 mai 2013
Rapport
Assistance aux AASQA pour les calculs d’incertitude (Rapport 1/2)
Au niveau réglementaire, les directives européennes relatives à la surveillance de la qualité
de l’air fixent des seuils d’incertitude sur les concentrations mesurées par les AssociationsAgréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) « au voisinage de la valeur limiteappropriée ».
Il est donc nécessaire d’évaluer les incertitudes associées aux mesurages. Aussi, les normesdécrivant les méthodes de mesure, élaborées depuis 2005, intègrent-elles des procédures ou
des exemples d'estimation de ces incertitudes. Une lecture attentive de ces normes montrequ’elles ne sont cependant pas très faciles d’application et qu‘elles peuvent être interprétées
de diverses façons, ce qui peut conduire à des résultats très différents.
Par conséquent, pour répondre aux exigences des directives et aider les AASQA à estimerleurs incertitudes sur la base de procédures harmonisées, le LCSQA a rédigé un guidepratique pour estimer l’incertitude sur les mesures effectuées à l’air ambiant. Ce guide eststructuré en huit parties, correspondant chacune à une technique de mesure particulière
applicable à un ou plusieurs composés. Une fois finalisées, les différentes parties ont étévalidées en Commission de normalisation X43D « Air ambiant » de l’AFNOR et publiées sousforme de fascicules de documentation.
Il a également été élaboré un guide de « Recommandations techniques pour la mise en
oeuvre de la partie 2 du guide d'estimation des incertitudes portant sur les mesuragesautomatiques de SO2, NO, NO2, NOx, O3 et CO réalisés sur site » (novembre 2010).Dans le cadre de l’assistance aux AASQA pour le calcul des incertitudes, la mission duLCSQA en 2012 a porté sur les 2 points suivants :
· Le développement d’une méthodologie différente de celle décrite dans la norme NF ISO
11222 - Qualité de l'air - Détermination de l’incertitude de mesure de la moyennetemporelle des mesurages de la qualité de l’air pour estimer la contribution des donnéesmanquantes dans le calcul d’incertitude associée aux moyennes horaires ;
· La mise en équation de l’estimation des incertitudes associée aux moyennes temporellescalculées sur différents pas de temps (horaire, 8 heures, journalier, annuel).Cette étude a été menée dans le cadre d’un sous-groupe de travail du GT "Incertitude"composé d'AIRPARIF, d'AIR NORMAND, de l’ASPA et du LCSQA.
Le fascicule de documentation FD X43-070-2 sera remis à jour pour la fin du premiersemestre 2013 pour intégrer les différents points abordés dans le guide de recommandationsLCSQA de novembre 2010 et l'estimation détaillée des incertitudes sur les moyennestemporelles.
Par ailleurs, il a été décidé de créer la Commission de Suivi « Mesuresautomatiques NO/NOx, SO2, O3, CO, particules » et de mettre en sommeil le Groupe de
Travail « Incertitudes » à la fin des travaux de 2012 (une réactivation sera possible enfonction des besoins de la CS).L’objectif général de cette nouvelle Commission de Suivi « Mesures automatiques NO/NOx,SO2, O3, CO, particules » est de s’assurer de la conformité des mesures de polluantsréglementés réalisées au moyen d’analyseurs automatiques, avec les exigences des
directives européennes et des normes EN associées.
(...)
Jeudi 8 août 2013
Rapport
Evaluation des performances métrologiques des appareils pour la mesure de NO2
Le dioxyde d'azote (NO2) fait partie des espèces traces que l'on retrouve dans l'atmosphère et
qui impacte directement la santé et l'environnement. La Directive 2008/50/CE fournit desexigences et des recommandations pour le suivi réglementaire des concentrations de cetteespèce dans l’air ambiant (implantation des capteurs, différentes valeurs limites et seuils). Lanorme NF EN 14211 décrit la méthode de référence pour la mesure de NO et des NOx parchimiluminescence. Cette méthode présente quelques inconvénients : mesure indirecte duNO2, gestion des espèces interférentes, fiabilité des mesures lorsque les fluctuations de
concentration sont brutales, etc. Pour pallier à ces inconvénients, de nouveaux analyseurs deNO2 dans l'air ambiant permettant de réaliser des mesures directes ou non, à temps deréponse rapide et pour des très faibles teneurs sont ou seront prochainement disponibles sur
le marché. Deux appareillages ont été identifiés : l’analyseur spécifique de NO2 AS32Md’Environnement SA (développement au stade de la présérie) et l’analyseur de NO & NO2T200UP BLC d’API (déjà sur le marché).
Au cours de l'année 2012, les travaux de Mines Douai réalisés dans le cadre du LCSQA ontporté sur les actions suivantes :
_ Evaluation des performances en laboratoire de l’appareil pour la mesure directe et rapide
du NO2 AS32M d’Environnement SA. Les tests réalisés sont basés sur les tests décrits dansl’approbation par type des analyseurs automatiques d’oxydes d’azote (NF EN 14211) et dans
le guide de démonstration d’équivalence. Toutefois, les essais se sont limités aux paramètressuivant : linéarité, temps de réponse, répétabilité, dérive, influence de l’humidité et de gaz telsque l’O3, le CO, le SO2 et le NO. Cette évaluation s’est poursuivie par un essaid’intercomparaison avec plusieurs autres analyseurs par chimiluminescence (API,ThermoScientific) réalisé par le LMPA (Laboratoire de Métrologie des PolluantsAtmosphériques) de l’Ecole des Mines de Douai dans le cadre de la chaîne d’étalonnage desanalyseurs de polluants atmosphériques de la région Nord-Pas de Calais
_ Etude du principe de mesure mis en jeu dans l’AS32M pour identifier d’autres espècespotentiellement interférentes.
_Tester du comportement sur le terrain de l’AS32M d’Environnement SA (et du T200UP
Blue Light Converter d’API). Compte tenu de la livraison tardive des appareils, ces essais sontdécalés en 2013. Selon les prévisions actuelles, ces instruments seront placés en station fixe,
en parallèle d’un appareil classique de mesure par chimiluminescence dans deux typologiesdifférentes de sites : un site de proximité trafic (Roubaix) et sur un site sous influence marine
(Outreau) afin de rendre compte le mieux possible des potentialités d’utilisation des deuxappareils dans les réseaux de surveillance de la qualité de l’air et de tester l’influenced’espèces interférentes potentielles (composés bromés et iodés). Pour la mise en oeuvre deces essais sur le terrain, la collaboration technique d’Atmo Nord-Pas de Calais a été sollicitée.
Jeudi 5 juillet 2012
Rapport
Note : Comparaison de systèmes de piégeage de l’ozone du type « dénuder » pour la mesure des HAP dans l’air ambiant.
L’objectif de cette étude était d’évaluer et de comparer différentes technologies de filtre à
ozone de type dénudeur permettant de limiter l’artéfact de mesure des HAP (incluant le
B[a]P) lié à leur dégradation au cours du prélèvement dû à leur réaction avec l’ozonenotamment.Trois technologies dénudeurs, à base de MnO2, liquide ionique et charbon actif et
compatibles avec des préleveurs haut débit (30 m3 h-1) et bas débit (1 et 2,3 m3 h-1), ont ététestées lors d’une campagne de terrain réalisée en Avril 2011 sur le site de Passy en Haute-Savoie. Les résultats obtenus ont permis de montrer le bénéfice de telles technologies sur lamesure du B[a]P car la sous-estimation des concentrations du B[a]P peut être de l’ordre de
15 à 45 %. Les différences de résultats observées entre les différentes technologiesdénudeurs testées ont permis de mettre en évidence que cette sous estimation des
concentrations en HAP (B[a]P) ne semble pas uniquement liée à leur dégradation parl’ozone. D’autres oxydants et notamment le NO2 peuvent avoir un impact très important sur
la mesure des concentrations atmosphériques en B[a]P. Finalement, les résultats obtenus iciont permis de montrer qu’à l’heure actuelle aucune technologie dénudeur ozone n’est
compatible avec une surveillance réglementaire des HAP. Ainsi, le LCSQA, mais également
le groupe CEN TC264 WG 21, ne recommande pas l’utilisation des dénudeurs ozonecommerciaux actuels (haut débit ou bas débit à base de MnO2) car il est évident que leurdéveloppement et leur validation ne sont pas complètes. Aucun système dénudeur normatifn’a pu être défini à ce jour. Le développement et la validation d’autres types de dénudeur àoxydants (incluant O3 et NO2) doit être encouragée.
Lundi 21 octobre 2013
Rapport
Mise en oeuvre d’une méthodologie d’estimation des sources de HAP par modèle récepteur. Application de la Positive Matrix Factorization (PMF)
Un modèle récepteur de type Positive Matrix Factorization (PMF) pour l’estimation des sources de HAP dans l’air ambiant a été mis en œuvre. L’étude a été réalisée en utilisant les données issues de la surveillance réglementaire des HAP en France. Les données (> 5 ans) proviennent de 3 régions (Ile de France, Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais) et comprennent 11 sites de mesures : 3 trafics, 1 industriel et 7 urbains.
L’analyse des profils chimiques HAP a montré qu’il n’y avait pas de différences significatives entre les typologies de sites. Seul le site de type industriel présentait une signature plus spécifique. La réalisation d’une étude des sources d’émission des HAP, basée uniquement sur les profils chimiques, semble très difficile. Le modèle récepteur PMF a été appliqué sur les données HAP en faisant varier le nombre de facteurs (sources) de 3 à 5. Les résultats ont montré la difficulté d’utiliser en l’état le logiciel sur des sites influencés par 1 ou 2 sources (i.e. site industriel, nombre de facteur minimum limité à 3).
Afin d’obtenir des facteurs interprétables, la nécessité absolue de disposer de mesures de HAP, aussi bien en phase gazeuse que particulaire, a été mise en évidence. Les PMF effectuées sur les sites d’AIRPARIF et Air Rhône-Alpes ont permis de faire ressortir 5 facteurs distincts sur les sites urbains et 4 facteurs sur les sites trafics.
Six sources potentielles de HAP ont été identifiées : « pétrole imbrulé », « véhiculaire », « diesel + essence », « résidentiel 1 », « résidentiel 2 » et « industriel ». La source « pétrole imbrulé » a été identifiée comme source prépondérante sur les sites urbains (> 40 %) suivie des sources véhiculaire et résidentielle (20 - 30%). L’étude des facteurs obtenus pour les sites trafics révèle une différenciation des sources plus difficile avec un nombre si limité de HAP (13 HAP). Les émissions du secteur routier (sources « véhiculaire » + « diesel + essence » + , dans une moindre mesure, « pétrole imbrulé ») semblent avoir une influence majeure (> 90 %) sur les concentrations en BaP (seul HAP réglementé) sur l’ensemble des sites urbains d’Ile de France.
Une différence significative entres les sites urbains de la région Ile de France et de la région Rhône-Alpes a également été mise en avant avec des concentrations en BaP qui semblent être également liées aux émissions dues au secteur résidentiel (40 - 50 %) à Grenoble et Saint-Etienne. L’amélioration de la qualité de la base de données et la mesure (phase gazeuse + particulaire) de HAP plus caractéristiques de certaines sources permettraient d’évaluer la fiabilité des conclusions suggérées par cette étude exploratoire.
Jeudi 23 mai 2013
Rapport
Développement de matériaux de référence pour les métaux (Arsenic, Cadmium, Plomb et Nickel)
Conformément aux recommandations des directives européennes 2008/50/CE et 2004/107/CE, les
Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA) effectuent régulièrement desprélèvements de métaux dans l'air ambiant sur des filtres qui sont ensuite analysés par des laboratoiresd’analyse.Tous les 2 ans, le LCSQA organise avec ces laboratoires d’analyse des campagnes d'inter comparaison en
France au cours desquelles les laboratoires analysent les quatre métaux réglementés (arsenic, cadmium,
nickel et plomb) :
· D'une part, dans des solutions étalons issues d’une minéralisation de filtres impactés : cette étape a
pour but de vérifier la partie "analytique" de l'analyse ;
· D'autre part, directement sur des filtres impactés par des poussières atmosphériques : cette étapepermet de vérifier l'ensemble du processus de mesure, à savoir la partie "prélèvement", la partie
"minéralisation" et la partie "analytique" de l'analyse.Dans le cas de l'analyse des solutions étalons, les résultats montrent que certains laboratoires déterminent
des masses qui ne sont pas cohérentes avec la masse certifiée fournie par le laboratoire de référence. Cecimontre donc l'importance d'assurer une traçabilité des analyses, par exemple via l’utilisation de matériaux
de référence certifiés (MRC) qui présentent l’avantage de pouvoir valider la méthode d’analyse, d’assurer lajustesse, la fidélité et d’établir la traçabilité métrologique des résultats obtenus aux unités internationales,
pour pouvoir ensuite comparer les évolutions des concentrations de métaux dans le temps et dans l'espace.Une étude bibliographique ayant permis de mettre en évidence un manque de MRC pour les métaux sur lemarché, le LNE s’est proposé de développer des MRC pour les métaux réglementés.
Le développement du Matériau de Référence Certifié (MRC) pour les métaux qui a été finalisé aucours de l’année 2012 a nécessité plusieurs étapes.
La première étape a porté sur le choix des particules. Les résultats obtenus dans le cadre de ce projet ont
montré que le matériau de cendres d’incinération urbaines envisagé pour la fabrication d’un Matériau de
Référence Certifié (MRC) de filtres impactés de poussières s’est révélé être un bon candidat de par sa
quantité disponible, la taille de ses particules après tamisage (PM10) et la teneur des 4 éléments
réglementés par les directives européennes.
La seconde étape a conduit à mettre en place une méthode d’imprégnation des particules sur les filtres en
quartz : cette technique s’est avérée bien maîtrisée pour obtenir une bonne homogénéité entre filtres
chargés en particules.
La troisième étape a consisté à certifier les concentrations des quatre métaux réglementés par la méthode
de référence primaire à savoir la dilution isotopique par ICP/MS pour le cadmium, le nickel et le plomb ; la
méthode mise en oeuvre pour l’arsenic a été la méthode des ajouts dosés.
Enfin, la dernière étape a porté sur l’étude de la stabilité du MRC. Les différents évènements subis par les
filtres, tels que des chutes, des chocs thermiques, des transports en avion n’ont pas montré de variation
significative des teneurs des 4 métaux réglementés pour la qualité de l’air, ce qui permet de conclure à une
bonne stabilité « mécanique » des particules sur les filtres en quartz. De même, les tests de stabilité au
cours du temps permettent d’affirmer que les MRC produits sont stables durant au moins deux ans.
Une comparaison bilatérale a été menée avec l’EMD sur un jeu de 9 filtres et a permis de conforter les
conclusions du LNE concernant les valeurs certifiées, l’homogénéité de la production du lot et la bonne
stabilité mécanique des MRC suite à leur acheminement par la poste.
En conclusion, cette étude a permis de développer un Matériau de Référence Certifié (MRC) pour
l’analyse des métaux réglementés (arsenic, cadmium, nickel, plomb) dans des particules PM10 en
suspension dans l’air : il se présente sous la forme de particules contenant des métaux, déposées
sur des filtres.
Ce MRC est mis à disposition des laboratoires d’analyses afin qu'ils puissent améliorer la qualité
des analyses de métaux dans les particules effectuées pour les AASQA en garantissant leur
traçabilité aux étalons de référence.
Mardi 30 octobre 2012
Rapport
Guide d’application pour la surveillance du formaldéhyde et du benzène dans les établissements d’enseignement, d’accueil de la petite enfance et d’accueil de loisirs
Le principe d’une surveillance obligatoire de la qualité de l’air intérieur dans les lieux clos recevant du public a été introduit lors du Grenelle Environnement et acté dans le second plan national santé-environnement (PNSE2) ainsi que dans la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (article 180).
De ce fait, le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l'air (LCSQA) a été missionné, en 2008, pour élaborer des protocoles de mesure pour différentes substances pouvant faire l’objet d’une surveillance. Ces protocoles visaient à préconiser, pour chacune d'entre elles, des méthodes de prélèvement et d’analyse ainsi que des stratégies d’échantillonnage permettant de renseigner des niveaux globaux de concentrations dans les lieux concernés. Ainsi, en 2008, des protocoles ont été élaborés par le LCSQA [LCSQA (2008)] pour la surveillance du formaldéhyde et du benzène. Dans un premier temps, ces travaux ont été consacrés aux lieux scolaires et d'accueil de la petite enfance. La construction de ces protocoles a été réalisée en collaboration étroite avec un groupe de suivi spécialement mis en place à cet effet et composé de nombreux experts des environnements intérieurs et acteurs de la surveillance de la qualité de l'air ambiant.
Par ailleurs, afin de définir les modalités d’une future surveillance à caractère réglementaire, une campagne pilote a été conduite au niveau national sur la période 2009-2011. Diligentée et financée par le ministère en charge de l’écologie, en lien avec les ministères chargés de la santé, de l’éducation nationale et de la famille, cette campagne a été menée avec l’appui technique et organisationnel, au niveau national, de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), dans le cadre de ses missions au sein du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA), et du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB). Les mesures ont été réalisées par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA). Des spécialistes en audit technique des bâtiments sont également intervenus pour le diagnostic technique des établissements.
Au total, 316 établissements répartis sur l’ensemble du territoire ont été concernés entre 2009 et 2011. Lors de cette campagne, deux polluants prioritaires ont été mesurés : le formaldéhyde et le benzène. Par ailleurs, le niveau de confinement a été évalué et un diagnostic technique de chaque établissement a été réalisé afin de disposer d'une description précise du bâtiment et de son environnement proche (ventilation, systèmes de chauffage, revêtements et mobiliers …).
Si cette campagne a permis de renseigner sur un plan national les niveaux de concentrations rencontrés dans les écoles et les crèches, elle a également été l’occasion de tester en conditions réelles les protocoles élaborés en 2008 et d’optimiser, via le retour d’expérience réalisé, la méthodologie et les modalités à mettre en œuvre dans la perspective d’une surveillance à caractère réglementaire.
C’est sur cette base que le présent document a été établi, afin de fournir aux opérateurs de la surveillance un référentiel pour le formaldéhyde et le benzène concernant la stratégie d’échantillonnage ainsi que le positionnement des résultats obtenus.
Pour mémoire, l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur poursuit ses actions de recherche sur les lieux de vie fréquentés par les enfants. A ce titre, une campagne nationale de mesures dans les écoles va débuter prochainement avec un objectif de connaissance des expositions des enfants à la pollution de l’air intérieur (large panel de composés visés
Jeudi 23 mai 2013
Rapport
Assistance aux AASQA pour les calculs d’incertitude (Rapport 2/2)
GUIDE PRATIQUE D'UTILISATION
POUR L'ESTIMATION DE L’INCERTITUDE DE MESURE
DES CONCENTRATIONS EN POLLUANTS DANS L'AIR AMBIANTPartie 2 : Estimation des incertitudes sur les mesuragesautomatiques de SO2, NO, NOx, NO2, O3 et CO réalisés sur site