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Mercredi 29 avril 2026
Rapport
Contrôle qualité de la chaîne nationale de traçabilité métrologique mise en oeuvre pour la surveillance de la qualité de l'air
et les Association Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) pour s’assurer du bon fonctionnement de la chaîne nationale de traçabilité métrologique et pouvoir détecter d’éventuelles anomalies auxquelles il conviendra d’apporter des actions correctives. Le LCSQA-LNE fait ainsi circuler dans les stations de mesure des AASQA des mélanges gazeux (NO/NOx, CO, NO2 et SO2) en bouteille de fraction molaire inconnue et un générateur d’ozone portable délivrant un mélange gazeux à une fraction molaire définie. Les valeurs mesurées par les AASQA sont ensuite comparées avec les valeurs de référence du LCSQA-LNE.La CIL réalisée en 2025 a impliqué les réseaux de mesure suivants : Air Breizh, Air Pays de la Loire, Madininair, Lig'Air, Atmo Grand Est, AtmoSud, Atmo Hauts de France, Atmo Normandie, Atmo Occitanie, Atmo Guyane, Atmo Nouvelle Aquitaine, Qualitair Corse et Atmo Réunion.Les résultats sont traités en calculant les écarts normalisés (En) à partir des fractions molaires et des incertitudes associées mesurées par les AASQA et par le LCSQA –LNE. Lorsque l’En est strictement inférieur à 1, l'écart est considéré comme non significatif et les fractions molaires du LNE et du Niveau 3 comme non significativement différentes. Dans le cas contraire, l'écart est considéré comme significatif et il faut rechercher les causes de l’anomalie. PolluantNombre de mesuresNombre de En supérieur à 1SO215 avant réglage*15 après réglage*2 mesures avant réglage* => Réseau H2 mesures après réglage* => Réseau HCO9 avant réglage*9 après réglage*1 mesure avant réglage* => Réseau HNO/NOx24 avant réglage*24 après réglage*1 mesure avant réglage* => Réseau H2 mesures après réglage* => Réseau HNO218 avant réglage*18 après réglage*2 mesures avant réglage* => Réseaux C et G3 mesures après réglage* => Réseaux A, B et CO3371 mesure pour le réseau 4 1 mesure pour le réseau 61 mesure pour le réseau 7 (*) Avant ou après réglage de l’analyseur avec l’étalon de transfert 2-3 En conclusion, globalement, la chaîne nationale de traçabilité métrologique mise en place pour assurer la traçabilité des mesures de SO2, de NO/NOx, de NO2, de CO et d’O3 aux étalons de référence fonctionne correctement. Toutes les AASQA concernées par des écarts normalisés supérieurs à 1 ont mené des investigations et apporté des éléments pour expliquer les causes des anomalies.Par ailleurs, le traitement des résultats des comparaisons interlaboratoires organisées les années précédentes montrait que les incertitudes fournies par les AASQA n’étaient pas homogènes (incertitudes élargies relatives calculées par les AASQA allant de 2% à 13%), ce qui biaisait l’interprétation des résultats. Pour pallier ce problème, le GT « Incertitudes » dans le cadre du Comité Laboratoires Niveaux 2 (Airparif, Madininair, Atmo Occitanie, AtmoSud, Atmo Grand-Est, Air PL, Atmo NA) a été réactivé et a développé des outils permettant aux AASQA d’estimer leurs incertitudes sur une même base. Des fichiers de calcul d’estimation des incertitudes ont été réalisés en 2024 et envoyés aux AASQA participant aux CILs de 2025. Les résultats obtenus en 2025 semblent encore mettre en évidence des disparités entre les incertitudes fournies par les AASQA pour un même niveau de fraction molaire. Une analyse des sources d’incertitude sera effectuée en 2027 après que toutes les AASQA aient participé aux CILs.
Vendredi 27 juillet 2012
Rapport
Assistance aux AASQA pour les calculs d’incertitude
Au niveau réglementaire, les directives européennes relatives à la surveillance de la qualité de l’air fixent des seuils d’incertitude sur les concentrations mesurées par les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) « au voisinage de la valeur limite appropriée ». Il est donc nécessaire d’évaluer les incertitudes associées aux mesurages. Aussi, les normes décrivant les méthodes de mesure, élaborées depuis 2005, intègrent-elles des procédures ou des exemples d'estimation de ces incertitudes. Une lecture attentive de ces normes montre qu’elles ne sont cependant pas très faciles d’application et qu‘elles peuvent être interprétées de diverses façons, ce qui peut conduire à des résultats très différents. Par conséquent, pour répondre aux exigences des directives et aider les AASQA à estimer leurs incertitudes sur la base de procédures harmonisées, le LCSQA a rédigé un guide pratique pour estimer l’incertitude sur les mesures effectuées à l’air ambiant.Ce guide est structuré en huit parties, correspondant chacune à une technique de mesure particulière applicable à un ou plusieurs composés. Une fois finalisées, les différentes parties ont été validées en Commission de normalisation X43D « Air ambiant » de l’AFNOR et publiées sous forme de fascicules de documentation. Il a également été élaboré un document de « Recommandations techniques pour la mise en œuvre de la partie 2 du guide d'estimation des incertitudes portant sur les mesurages automatiques de SO2, NO, NO2, NOx, O3 et CO réalisés sur site ».   Dans le cadre de l’assistance aux AASQA pour le calcul des incertitudes, la mission du LCSQA en 2011 a porté sur les 2 points suivants : ·         Etat des lieux sur les estimations des incertitudes de mesure réalisées par les AASQA en se basant sur les fascicules de documentation AFNOR ; ·         Développement d’une démarche pour l'estimation des incertitudes sur les moyennes temporelles, jusqu’alors traitée de façon théorique et pas assez explicite et documentée dans les différentes parties du guide.     L’état des lieux sur les estimations des incertitudes de mesure réalisées par les AASQA en se basant sur les fascicules de documentation AFNORa été effectuée par le biais d’une enquête menée auprès des AASQA. Vingt trois AASQA ont répondu à cette enquête dont les conclusions sont les suivantes : ü  Mise en œuvre des calculs d’incertitude conformément aux fascicules de documentation : o    Mesures automatiques de SO2, NO/NOx/NO2, O3 et CO : il est important de souligner que plus de la moitié des AASQA ont réalisé les calculs d’incertitude. Pour les autres, la démarche est initiée. Les principales remarques mentionnées concernent : §  Une crainte de la part de certaines AASQA, d’une hétérogénéité des valeurs d’incertitude entre les différentes associations en raison de postulats différents retenus. Il est normal que les modes d’évaluation des incertitudes puissent varier en fonction notamment du retour d’expérience et de la gestion métrologique de chaque AASQA, mais au final, les valeurs d’incertitudes fournies dans le cadre de la présente enquête montrent des niveaux du même ordre de grandeur. §  Un manque de données notamment sur les plages de variation de paramètres d’influence, les valeurs de ces paramètres et les concentrations en mesurande appliquées lors des tests d’évaluation des analyseurs, données nécessaires pour le calcul des incertitudes : le guide de recommandation mentionné ci-dessus fournit les éléments manquants.   o    Mesures de benzène par tubes à diffusion et pompage (FD X43-070-3 et FD X43-070-5) : très peu d’AASQA ont réalisé le calcul. L’enquête ne permet pas de déterminer si la non-estimation des incertitudes sur le benzène est due à des données manquantes liées au prélèvement ou à l’incertitude d’analyse. o    Mesures de NO2 sur tubes à diffusion : très peu d’AASQA ont réalisé le calcul. o    Mesures des particules : le nombre d’AASQA ayant fait les calculs est très limité (6 sur 23 AASQA ayant répondu). Le principal obstacle semble être la connaissance de la valeur de la reproductibilité de la méthode de mesure. A noter que par défaut, il pourrait être utilisé les écarts-types de reproductibilité déterminés lors des campagnes de démonstration de l’équivalence des méthodes automatiques (par préleveurs par microbalance à variation de fréquence et par jauges radiométriques par absorption de rayonnement b) à la méthode de référence (méthode gravimétrique au moyen de préleveurs séquentiels sur filtre) fournis dans lefascicule de documentation FD X43-070-7. o    Mesures de métaux et de HAP: respectivement 1 et 2 AASQA ont déclaré avoir évalué leur incertitude. L’enquête ne permet pas de déterminer si la non-estimation des incertitudes sur le benzène est due à des données manquantes liées au prélèvement ou à l’incertitude d’analyse. -  Estimation de l’incertitude associée aux concentrations moyennes, en cas de couverture incomplète de la période de moyennage visée : l’enquête a montré que les fascicules de documentation ne sont pas suffisamment détaillés pour permettre aux AASQA d’estimer ces incertitudes, et que la norme NF ISO 11222[1], qui définit une méthode d’estimation de l’incertitude associée à une moyenne temporelle en tenant compte des données manquantes, présente certaines limites d’application. En conséquence, il est apparu nécessaire d’expliciter davantage la mise en œuvre de la norme NF ISO 11222 en soulignant ses limites, et de développer une autre approche lorsque la norme NF ISO 11222 n’est pas applicable. - Recensement d’un besoin d’aide en termes d’outils informatiques pour le traitement des données et l’estimation des incertitudes : les tableaux excel des exemples numériques des guides peuvent être fournis à la demande à titre de base de travail, mais doivent être adaptés aux pratiques spécifiques de chaque AASQA, car ces tableaux ne peuvent pas couvrir toutes les approches  métrologiques, de gestion et de mise en œuvre des matériels de mesure. Par conséquent, il n’est pas possible de prévoir des listes de choix exhaustives, ni d’effectuer une validation des fichiers qui serait adaptée à tous les cas. -  Non-réception des fascicules de documentation AFNOR par certaines AASQA. Pour rappel, les parties 1 à 5 ont été envoyées par le LCSQA-LNE à chaque AASQA courant 2007 ; les parties 6 à 8 sont parues en mai 2011 sous la forme de fascicules de documentation AFNOR et devraient être envoyées prochainement par le LCSQA aux AASQA. Néanmoins, toutes les parties sont disponibles sous la forme de rapports sur le site du LCSQA.     Pour répondre au besoin exprimé au travers de l’enquête, des travaux ont été menés sur l'estimation des incertitudes sur les moyennes temporelles. Dans la norme NF ISO 11222, il est défini une incertitude  liée à une couverture incomplète de la période de moyennage par les concentrations Cind,j. Cependant, les résultats d’études menées par certaines AASQA montrent que ce calcul est adapté pour l'estimation de l'incertitude due aux données manquantes sur les moyennes « long terme » (mensuelles et annuelles), mais pas à celle due aux données manquantes sur les moyennes « court terme » (horaires, 8 heures et journalières). Outre la nécessité d’expliciter davantage le mode de calcul proposé par la norme NF ISO 11222 pour estimer l’incertitude associée à une moyenne temporelle en cas de données manquantes, la référence à cette méthode dans différentes parties du guide étant actuellement insuffisante pour être appliquée, par les AASQA, il a été décidé de développer une autre méthodologie, plus adaptée au cas des périodes de moyennage les plus courtes : moyennes horaires, 8 heures et journalières. [1]Norme NF ISO 11222 Qualité de l'air - Détermination de l'incertitude de mesure de la moyenne temporelle de mesurages de la qualité de l'air
Vendredi 27 juin 2025
Rapport
Contrôle qualité de la chaîne nationale de traçabilité métrologique
L'objectif de cette étude était d’effectuer des comparaisons interlaboratoires (CIL) entre le LCSQA-LNE et les Association Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) pour s’assurer du bon fonctionnement de la chaîne nationale de traçabilité métrologique et pouvoir détecter d’éventuelles anomalies auxquelles il conviendra d’apporter des actions correctives. Le LCSQA-LNE fait ainsi circuler dans les stations de mesure des AASQA des mélanges gazeux (NO/NOx, CO, NO2 et SO2) en bouteille de fraction molaire inconnue et un générateur d’ozone portable délivrant un mélange gazeux à une fraction molaire définie. Les valeurs mesurées par les AASQA sont ensuite comparées avec les valeurs de référence du LCSQA-LNE. La CIL réalisée en 2024 a impliqué les réseaux de mesure suivants : Hawa Mayotte, Atmo Nouvelle-Aquitaine, Atmo Bourgogne Franche Comté, Gwadair, Atmo Normandie, Atmo Grand Est, AtmoSud, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et Airparif pour les composés NO/NOx, CO, NO2 et SO2 et les réseaux de mesure Hawa Mayotte, Airparif, Air Breizh, Atmo BFC, Lig'Air, Atmo AuRA, Air PL et Madininair pour l’ozone. Les résultats sont traités en calculant les écarts normalisés (En) à partir des fractions molaires et des incertitudes associées mesurées par les AASQA et par le LCSQA –LNE. Lorsque l’En est strictement inférieur à 1, l'écart est considéré comme non significatif et les fractions molaires du LNE et du Niveau 3 comme non significativement différentes. Dans le cas contraire, l'écart est considéré comme significatif et il faut rechercher les causes de l’anomalie. Polluant Nombre de mesures Nombre de En supérieur à 1 SO2 18 avant réglage* 18 après réglage* 2 mesures avant réglage* => Réseaux F et I 1 mesure après réglage* => Réseau I CO 13 avant réglage* 13 après réglage* 0 NO/NOx 28 avant réglage* 28 après réglage* 1 mesure avant réglage* => Réseau I 1 mesure après réglage* => Réseau I NO2 30 avant réglage* 29 après réglage* 3 mesures avant réglage* => Réseaux E et I 1 mesure après réglage* => Réseau I O3 27 Réseau 4 (3 mesures) (*) Avant ou après réglage de l’analyseur avec l’étalon de transfert 2-3   En conclusion, globalement, la chaîne nationale de traçabilité métrologique mise en place pour assurer la traçabilité des mesures de SO2, de NO/NOx, de NO2, de CO et O3 aux étalons de référence fonctionne correctement. Toutes les AASQA concernées par des écarts normalisés supérieurs à 1 ont mené des investigations et apporté des éléments pour expliquer les causes des anomalies   Quality control of the national metrological traceability chain set up for air quality monitoring   The objective of this study was to organize inter-laboratory comparisons (ILCs) between the LCSQA-LNE and the Air Quality Monitoring Networks (AASQA) to ensure that the national metrological traceability chain works properly and to detect any problems that need corrective actions. The LCSQA-LNE circulates, in monitoring networks, gas mixtures (NO/NOx, CO, NO2 and SO2) in cylinders with unknown amount fractions and a portable ozone generator delivering a gas mixture at a defined amount fraction. The values measured by the AASQA are compared with LCSQA-LNE reference values. The ILCs carried out in 2024 involved the following monitoring networks: Hawa Mayotte, Atmo Nouvelle-Aquitaine, Atmo Bourgogne Franche Comté, Gwadair, Atmo Normandie, Atmo Grand Est, AtmoSud, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes and Airparif for the compounds NO/NOx, CO, NO2 and SO2 and the monitoring networks: Hawa Mayotte, Airparif, Air Breizh, Atmo BFC, Lig'Air, Atmo AuRA, Air PL and Madininair for ozone. The results are processed by calculating the normalized deviations (En) from the amount fractions and the associated expanded uncertainties measured by the AASQA and the LCSQA-LNE. When En is strictly less than 1, the deviation is considered insignificant and the amount fractions of the LCSQA-LNE and the AASQA are not significantly different. Otherwise, the deviation is considered significant and the causes of the non-conformity must be investigated. Pollutant Measurements number Number of En higher than 1 SO2 18 before adjustment* 18 after adjustment * 2 measurements before adjustment* => Networks F and I 1 measurement after adjustment* => Network I CO 13 before adjustment * 13 after adjustment * 0 NO/NOx 28 before adjustment * 28 after adjustment * 1 measurement before adjustment* => Network I 1 measurement after adjustment* => Network I NO2 30 before adjustment * 29 after adjustment * 3 measurements before adjustment* => Networks E and I 1 measurement after adjustment* => Network I O3 27 Network 4 (3 measurements) (*) Before or after adjustment of the analyser with the transfer standard 2-3   In conclusion, overall, the national metrological traceability chain set up to ensure the traceability of SO2, NO/NOx, NO2, CO and O3 measurements to national reference standards works properly. All the Air Quality Monitoring Networks concerned by normalized deviations greater than 1 have carried out investigations and provided elements to explain the causes of the anomalies
Vendredi 27 février 2026
Rapport
Vérification de la qualité et veille technologique sur les filtres utilisés pour la mesure des métaux dans les PM10
Chaque année, le  LCSQA-IMT Nord Europe assure un rôle de conseil, de transfert de compétence et d’expertise vers les AASQA, soit directement ou par l’intermédiaire de groupes de travail dans le domaine de la mesure des polluants métalliques dans les particules atmosphériques. En 2025, ce travail inclut l’analyse de filtres vierges en fibre de quartz précommandés par les AASQA et achetés en lots par SynAir’GIE. Cette année, 1 échantillon représentatif d'un nouveau lot de 3 000 filtres en fibre de quartz QMA Whatman GE (3000 filtres) a été contrôlé et caractérisé chimiquement vis à vis des teneurs en métaux et métalloïdes. Le lot testé a pu être validé car les teneurs des 4 métaux réglementés mesurés sur les filtres vierges testés étaient du même niveau que les lots des années précédentes. Les filtres de différents lots représentant un total de 1 025 filtres quartz ont ensuite été envoyés à cinq AASQA en fonction de leurs besoins durant l’année 2025. Quality check and technology watch of filters used for metals monitoring in PM10Each year, LCSQA-IMT Nord Europe provides advisory support, knowledge transfer, and technical expertise to the AASQA, either directly or through dedicated working groups, in the field of measurement of metallic pollutants in atmospheric particulate matter. In 2025, this work includes the analysis of blank quartz fibre filters pre-ordered by the AASQA and purchased in batches by SynAir’GIE. This year, a representative sample from a new batch of 3,000 QMA Whatman GE quartz fibre filters was tested and chemically characterised with respect to metal and metalloid contents. The tested batch was validated, as the concentrations of the four regulated metals measured in the analysed blank filters were comparable to those observed in batches from previous years. A total of 1025 filters were then sent to 5 AASQA according to their needs throughout the year.
Mercredi 3 juillet 2024
Rapport
Contrôle qualité de la chaîne nationale de traçabilité métrologique
L'objectif de cette étude était d’effectuer des comparaisons interlaboratoires (CIL) entre le LCSQA-LNE et les Association Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) pour s’assurer du bon fonctionnement de la chaîne nationale de traçabilité métrologique et pouvoir détecter d’éventuelles anomalies auxquelles il conviendra d’apporter des actions correctives. Le LCSQA-LNE fait ainsi circuler dans les stations de mesure des AASQA des mélanges gazeux (NO/NOx, CO, NO2 et SO2) en bouteille de fraction molaire inconnue et un générateur d’ozone portable délivrant un mélange gazeux à une fraction molaire définie. Les valeurs mesurées par les AASQA sont ensuite comparées avec les valeurs de référence du LCSQA-LNE. La CIL réalisée en 2023 a impliqué les réseaux de mesure suivants : Madininair, Atmo Hauts-de-France, Air Breizh, Qualitair Corse, Atmo Guyane, APL, Lig’Air, Atmo Réunion et Atmo Occitanie pour les composés NO/NOx, CO, NO2 et SO2 et les réseaux de mesure Atmo Grand Est, Atmo Normandie, Atmo Hauts de France, Atmo Occitanie, AtmoSud, Atmo Réunion, Atmo Nouvelle Aquitaine et Qualitair Corse pour l’ozone. Les résultats sont traités en calculant les écarts normalisés (En) à partir des fractions molaires et des incertitudes associées mesurées par les AASQA et par le LCSQA –LNE. Lorsque l’En est strictement inférieur à 1, l'écart est considéré comme non significatif et les fractions molaires du LNE et du Niveau 3 comme non significativement différentes. Dans le cas contraire, l'écart est considéré comme significatif et il faut rechercher les causes de l’anomalie. Polluant Nombre de mesures Nombre de En supérieur à 1 SO2 15 avant réglage* 15 après réglage* 0 CO 9 avant réglage* 9 après réglage* 1 mesure avant réglage* => Réseau G 1 mesure après réglage* => Réseau G NO/NOx 28 avant réglage* 28 après réglage* 0 NO2 27 avant réglage* 27 après réglage* 1 mesure avant réglage* => Réseau I 1 mesure après réglage* => Réseau A O3 38 Réseau 4 (1 mesure) (*) Avant ou après réglage de l’analyseur avec l’étalon de transfert 2-3   En conclusion, globalement, la chaîne nationale de traçabilité métrologique mise en place pour assurer la traçabilité des mesures de SO2, de NO/NOx, de NO2, de CO et O3 aux étalons de référence fonctionne correctement. Toutes les AASQA concernées par des écarts normalisés supérieurs à 1 ont mené des investigations et apporté des éléments pour expliquer les causes des anomalies.   Quality control of the national metrological traceability chain set up for air quality monitoring   The objective of this study was to organize inter-laboratory comparisons (ILCs) between the LCSQA-LNE and the Air Quality Monitoring Networks (AASQA) to ensure that the national metrological traceability chain works properly and to detect any problems that need corrective actions. The LCSQA-LNE circulates, in monitoring networks, gas mixtures (NO/NOx, CO, NO2 and SO2) in cylinders with unknown amount fractions and a portable ozone generator delivering a gas mixture at a defined amount fraction. The values measured by the AASQA are compared with LCSQA-LNE reference values. The ILCs carried out in 2023 involved the following monitoring networks: Madininair, Atmo Hauts-de-France, Air Breizh, Qualitair Corse, Atmo Guyane, APL, Lig’Air, Atmo Réunion and Atmo Occitanie for the compounds NO/NOx, CO, NO2 and SO2 and the monitoring networks: Atmo Grand Est, Atmo Normandie, Atmo Hauts de France, Atmo Occitanie, AtmoSud, Atmo Réunion, Atmo Nouvelle Aquitaine and Qualitair Corse for ozone. The results are processed by calculating the normalized deviations (En) from the amount fractions and the associated expanded uncertainties measured by the AASQA and the LCSQA-LNE. When En is strictly less than 1, the deviation is considered insignificant and the amount fractions of the LCSQA-LNE and the AASQA are not significantly different. Otherwise, the deviation is considered significant and the causes of the non-conformity must be investigated. Pollutant Measurements number Number of En higher than 1 SO2 15 before adjustment* 15 after adjustment * 0 CO 9 before adjustment * 9 after adjustment * 1 measurement before adjustment* => Network G 1 measurement after adjustment* => Network G NO/NOx 28 before adjustment * 28 after adjustment * 0 NO2 27 before adjustment * 27 after adjustment * 1 measurement before adjustment* => Network I 1 measurement after adjustment* => Network A O3 38 Network 4 (1 measurement) (*) Before or after adjustment of the analyser with the transfer standard 2-3   In conclusion, overall, the national metrological traceability chain set up to ensure the traceability of SO2, NO/NOx, NO2, CO and O3 measurements to national reference standards works properly. All the Air Quality Monitoring Networks concerned by normalized deviations greater than 1 have carried out investigations and provided elements to explain the causes of the anomalies.
Dimanche 7 décembre 2025
Rapport
Vérification de la qualité et veille technologique sur les filtres utilisés pour la mesure des métaux dans les PM10
Chaque année, le  LCSQA-IMT Nord Europe assure un rôle de conseil, de transfert de compétence et d’expertise vers les AASQA, soit directement ou par l’intermédiaire de groupes de travail dans le domaine de la mesure des polluants métalliques dans les particules atmosphériques. En 2024, ce travail inclut l’analyse de filtres vierges en fibre de quartz précommandés par les AASQA et achetés en lots par SynAir’GIE. Cette année, 1 nouveau lot de filtres en fibre de quartz QAT-UP Pallflex (1925 filtres) a été contrôlé et caractérisé chimiquement vis à vis des teneurs en métaux et métalloïdes. Le lot testé a pu être validé car les teneurs des 4 métaux réglementés mesurés sur les filtres vierges testés étaient du même niveau que les lots des années précédentes. Les filtres ont ensuite été envoyés à 9 AASQA selon les besoins tout au long de l’année.. Quality check and technology watch of filters used for metals monitoring in PM10Each year, LCSQA-IMT Nord Europe provides advisory support, knowledge transfer, and technical expertise to the AASQA, either directly or through dedicated working groups, in the field of measurement of metallic pollutants in atmospheric particulate matter. In 2024, this work includes the analysis of virgin quartz fiber filters pre-ordered by the AASQA and purchased in batches by SynAir’GIE. This year, 1 new batch of QAT-UP Pallflex quartz fiber filters (1925 filters) was controlled and chemically characterized for its metal and metalloid contents. The new batch tested was validated as its contents for the 4 regulated metals measured on the virgin filters were at the same level as the previous years’ batches. The filters were then sent to 9 AASQAs as needed throughout the year.
Lundi 31 août 2026
Rapport
Campagne 2025 d’étalonnage et de comparaison inter-laboratoire (CIL) des ACSM
 Ce rapport présente les résultats de la campagne d’étalonnage et de comparaison inter-laboratoires (CIL) des ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor), organisée par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) à destination des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). Cette campagne s’est tenue du 5 mai au 3 juin 2025 sur la plateforme technique de l’ACMCC (Aerosol Chemical Monitor Calibration Center) dans les locaux du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE, plateau de Saclay, Essonne). Elle a réuni 16 ACSM du programme CARA : 11 appartenant aux AASQA et 4 fournis par l’ACMCC (Ineris et LSCE). Compte tenu du nombre d'ACSM, certains ont été installés dans le laboratoire du LCSE et d'autres dans la remorque de l'INERIS, qui est équipée d'un système de dopage de l’air ambiant, utilisé pour les CIL des analyseurs automatiques de particules (PM) (Amélioration du système de dopage PM matrice réelle | LCSQA) et les tests de performance des instruments de mesure. Le rapport est structuré en huit sections principales :Section 1 : configuration des instruments et programme de la CIL ;Section 2 : méthodologies de traitement des données et méthode d’évaluation des performances ;Sections 3 à 6 : protocole d’étalonnage, vérifications préalables et résultats ;Section 7 : cohérence des paramètres d’étalonnage appliqués aux mesures d’air ambiant ;Section 8 : résultats de la CIL, incluant les Z-scoresSection 9 : tests de dopageLes ACSM ont été réceptionnés à partir du 5 mai, installés par les AASQA et le LCSQA-Ineris avec le soutien logistique du LSCE. Après mise en service, les instruments ont été configurés avec leurs paramètres d’étalonnage habituels (déterminés en station) et des premières mesures ont permis de vérifier leur bon fonctionnement. Certaines opérations de maintenance ont été assurées par le distributeur Addair, sollicité en début de campagne pour résoudre des problèmes techniques. Un instrument (ACSM 3) a nécessité des investigations supplémentaires par Addair et Aerodyne.Après les opérations de contrôles assurance/qualité (QA/QC) et les mesures de blanc, les efficacités d’ionisation (IE et RIE) ont été calibrées. Des mesures d’air ambiant ont ensuite été réalisées pour comparer les performances des instruments sur les cinq principales espèces chimiques (nitrate, ammonium, sulfate, chlorure et matière organique) et évaluer les incertitudes de mesure. Nouveauté pour cette édition, des tests de dopage avec différents niveaux de concentration ont également été effectués pour les ACSM installés dans la remorque, afin de vérifier les paramètres de calibration. Des perspectives d’utilisation de ce système pour des tests supplémentaires sont envisagées.Les tests effectués à l’ACMCC confirment le bon fonctionnement des instruments et leur cohérence avec les autres ACSM participants pour les mesures en air ambiant. Enfin, cet exercice, réunissant tous les ACSM des AASQAs, a permis de mettre en place sur chacun d’entre eux des procédures d’export en temps réel des matrices organiques destinées aux études de source, dans le cadre des objectifs du programme CARA (https://www.lcsqa.org/fr/le-dispositif-cara). This report presents the results of the intercomparison campaign for ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) instruments, organized by the Central Laboratory for Air Quality Monitoring (LCSQA) for the benefit of the regional Air Quality Monitoring Associations (AASQA). The campaign took place from May 5 to June 3, 2025, at the ACMCC (Aerosol Chemical Monitor Calibration Center) and brought together 16 ACSMs from the CARA program: 11 provided by AASQA and 4 by ACMCC (Ineris & LSCE). Given the number of ACSMs, some were installed in the LCSE laboratory and others in the INERIS trailer, which is equipped with a doping system, used primarily for the CILs of automatic particulate matter (PM) analyzers (Amélioration du système de dopage PM matrice réelle | LCSQA), as well as performance tests of instruments.The report is structured into eight main sections:Section 1: Instrument configuration and CIL programSection 2: Data processing methodologies and performance evaluation methodsSections 3 to 6: Calibration protocol, preliminary checks, and resultsSection 7: Consistency of calibration parameters applied to ambient air measurementsSection 8: Results of the intercomparison campaign, including Z-scoresSection 9: Doping testsThe ACSMs were received starting May 5 and installed by AASQA and LCSQA-Ineris with logistical support from LSCE. After commissioning, the instruments were configured with their usual calibration parameters (determined at their respective stations), and initial measurements were performed to verify proper operation. Some maintenance operations were carried out by the distributor Addair, which was called upon at the beginning of the campaign to resolve technical issues. One instrument (ACSM 3) required further investigation by Addair and Aerodyne.After quality assurance/control (QA/QC) checks and blank measurements, ionization efficiencies (IE and RIE) were calibrated. Ambient air measurements were then performed to compare instrument performance for the five main chemical species (nitrate, ammonium, sulfate, chloride, and organic matter) and to assess measurement uncertainties. New for this edition, doping tests with different concentration levels were also conducted on the ACSMs installed in the trailer in order to verify the calibration parameters. The possibility of using this system for additional tests is being considered.Tests carried out at ACMCC confirmed the proper functioning of the instruments and their consistency with other ACSM participants for ambient air measurements.Finally, this CIL exercise, which inveloved all the ACSMs from the AASQAs, made it possible to implement, at each site, the real-time export procedures of organic matrices intended for source apportionment studies, in line with the objectives of the CARA program (https://www.lcsqa.org/fr/le-dispositif-cara). 
Mardi 27 janvier 2026
Rapport
Guide méthodologique pour la mesure du « Black Carbon » par Aethalomètre multi longueur d’onde AE33 dans l’air ambiant (version2025)
  Référentiel technique national Ce document fait partie du référentiel technique national, conformément à l'arrêté du 16 avril 2021 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air ambiant. Il a été approuvé en CPS (comité de pilotage de la surveillance) du 18 décembre 2025. Mise en application : 31 mars 2026     Ce document constitue la mise à jour du guide méthodologique LCSQA paru en 2020, relatif à l’utilisation de l’aéthalomètre multi-longueurs d’onde AE33 (ou AE36) fabriqué par « Magee Scientific » en air ambiant. Cet instrument permet la mesure des concentrations de carbone suie (ou Black Carbon, BC), émis par les sources de combustion. Cette version modifiée du guide porte sur la réorganisation et la vérification des différents chapitres de l’ancienne version. Elle inclut ensuite une évaluation des critères de traitement et de validation des données BC, ainsi que des aspects liés à leur acquisition. Enfin, le dernier chapitre, consacré à l’intégration des données dans les postes centraux, a également été mis à jour après concertation avec les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA). Ce guide méthodologique ne constitue pas un mode opératoire ou un manuel d’utilisation. Le lecteur est invité à se reporter au manuel fourni par le distributeur pour les informations relatives au fonctionnement de l’instrument lui-même. Ce document s’attache à recenser les bonnes pratiques, les fréquences de maintenance, les différentes étapes inhérentes à la validation des données ainsi que les méthodes d’exploitation des données à travers notamment l’utilisation d’un modèle d’estimation des sources reliées aux combustions de biomasse ou de carburant fossile. Il a été rédigé sur la base des documents des constructeurs, des échanges avec le distributeur, de l’état de l’art scientifique. Il s’appuie aussi sur les retours d’expérience des utilisateurs des AASQA, émis lors des différentes réunions de travail animées par le LCSQA. Enfin, il intègre les retours des séminaires techniques à destination des AASQA, organisées conjointement avec le constructeur, le distributeur français et le LCSQA. Ce guide pour l’utilisation des AE33 pourra être remis à jour en fonction des retours d’expériences des utilisateurs, des préconisations du constructeur ou des avancées de l’état de l’art scientifique.   Abstract   This document is an updated version of the methodological guide from the Central Laboratory for Air Quality Monitoring (LCSQA) concerning the use of the multi-wavelength aethalometer AE33 (or AE36) manufactured by Magee Scientific for ambient air measurements. This instrument enables the measurement of black carbon (BC) concentrations, emitted by combustion sources. This revised version of the guide focuses on reorganizing and reviewing the various chapters of the previous edition. It also includes an assessment of the criteria for processing and validating BC data, as well as aspects related to data acquisition. Finally, the last chapter, dedicated to the integration of data into central databases, has also been updated following consultation with the accredited Air Quality Monitoring Associations (AASQA). This methodological guide is not an operating procedure or a user manual. Readers are encouraged to refer to the manual provided by the distributor for information regarding the operation of the instrument itself. This document aims to compile best practices, maintenance frequencies, the different steps involved in data validation, as well as methods for data analysis, notably through the use of a model that estimates contributions from biomass or fossil fuel combustion sources. It has been written based on manufacturer documentation, discussions with the distributor, and the scientific state of the art. It also draws on feedback from AASQA users gathered during various working meetings led by LCSQA. Lastly, it incorporates insights from technical seminars for the AASQA, jointly organized with the manufacturer, the French distributor, and the LCSQA. This guide for the use of AE33 instruments may be updated in the future based on user feedback, manufacturer recommendations, and advances in scientific knowledge.
Mercredi 10 décembre 2025
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Le dispositif Pesticides
Lundi 27 juillet 2026
Rapport
Traitement des données ACSM pour les études de sources de particules fines : recommandations pour l'application de la méthode PMF avec le logiciel SoFi Pro
 Ce document définit un protocole opérationnel pour l’étude de la répartition des sources des aérosols organiques à partir des données ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) à l’aide d’un outil statistique de type PMF (Positive Matrix Factorization). Il détaille toutes les étapes de la préparation des données dans Igor au sein du logiciel d'acquisition de données ACSM (ACSM Local, Aerodyne Research Inc.) pour l’export des matrices de concentrations organiques et leurs incertitudes, puis celles permettant de réaliser l’analyse PMF à l’aide du logiciel SoFi Pro (Source Finder Datalystica Ltd., Villigen, Suisse).De plus amples informations sont également disponibles dans le document « User guide for ACSM data processing and PMF application using SoFi Pro. 2025 » ⟨hal-04935126⟩ préalablement établi avec les AASQA dans le cadre des travaux de thèse LCSQA d’Hasna Chebaicheb. This document defines the procedures for organic aerosol source apportionment from ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) data using the PMF (Positive Matrix Factorization) method on SoFi Pro software. It details all the steps involved in preparing data in Igor within the ACSM data acquisition software (ACSM Local, Aerodyne Research Inc.) for exporting organic concentration matrices and their uncertainties, and then the steps involved in performing PMF with SoFi Pro (Source Finder Datalystica Ltd., Villigen, Switzerland).Further information is also available in the document “User guide for ACSM data processing and PMF application using SoFi Pro. 2025” ⟨hal-04935126⟩ previously prepared with the AASQA as part of Hasna Chebaicheb's LCSQA thesis work.