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Lundi 10 mai 2021
Rapport
Evaluation de la filière de prévision Prev’air sur Antilles Guyane
Cette note présente une évaluation de la composition des particules PM10 prévue par PREV’AIR par comparaison avec les données issues de la campagne du programme CARA sur la Martinique en 2018. Les prévisions PREV’AIR sur la zone Antilles-Guyane sont assez récentes (en production opérationnelle depuis février 2018) et l’enjeu de cette note est d’analyser la capacité des prévisions à identifier les contributions de plusieurs sources d’émission dans l’évolution des teneurs de PM10. Elle montre notamment que les prévisions arrivent à saisir les contributions majeures qui sont d’origine naturelle et en premier lieu celle des poussières désertiques dans l’évolution des concentrations de particules.
This report provides an evaluation of the performances of the Prev’air air quality forecasts over French oversea territories of the Atlantic west (Caraïbean region). The forecasts for this area were set-up beginning of 2018 with a similar set-up of the one used for France metropolitan and with the objective to anticipate the impact of dust plumes crossing the Atlantic Ocean from the Sahara on the PM10 concentrations. Indeed, dust contributions are responsible of most of the pollution episodes occurring over these territories. The goal of the report was to assess the potential of the Prev’air system to reproduce the evolution of the PM10 concentrations over Martinique Island and to provide relevant composition of the PM10. This work relies on the observations coming from filter analyses collected during the CARA campaign carried out in 2018. The results show that the forecasts manage to capture pretty well the natural contributions of dust and sea salts.
Jeudi 5 juillet 2012
Rapport
Suivi de l'équivalence des appareils de mesure automatique PM10, Campagnes 2011 à Metz Borny (Urbain) et Port-Saint-Louis (Industriel)
Afin d’anticiper la mise en application de la future norme Européenne sur la mesure automatique des PM, et de disposer d’informations permettant d’étoffer l’argumentaire français lors de la rédaction de cette norme, le LCSQA a proposé la vérification de l’équivalence des analyseurs automatiques par inter-comparaison avec la méthode de référence (gravimétrie) sur plusieurs sites du dispositif national, dès 2011. La présente note synthétise les résultats obtenus, au titre de l’année 2011, en collaboration avec Air Lorraine et AIRFOBEP sur le site urbain de Metz Borny et le site industriel de Port Saint Louis.Cette étude, réalisée sur la fraction PM10, confirme le respect du critère de 25% d’incertitude élargie au niveau de la valeur limite pour les deux types d’analyseurs actuellement utilisés en France (TEOM-FDMS et jauge bêta MP101M-RST). Néanmoins :
→ En considérant l’ensemble des résultats obtenus pour le TEOM-FDMS (de type 1405-F), la régression linéaire orthogonale entre la méthode automatique et la mesure de référence indique une pente de 0,91 et une ordonnée à l’origine supérieure à 3 (surestimation des faibles concentrations) qui pourrait inciter à appliquer une fonction de calibration de type y=ax+b aux mesures par TEOM-FDMS. Toutefois, ce post-traitement entrainerait une augmentation de l’incertitude au niveau de la valeur limite et, dans ce cas de figure, le groupe de travail WG15 du C omité Européen de Normalisation (CEN/TC 264) préconise de ne pas modifier les données brutes.
→ Une sous-estimation globale d’environ 10% des concentrations en PM10 mesurées par MP101M-RST est observée sur le site de Metz Borny sur la période d’étude. Cette sous-estimation pourrait être liée, au moins pour partie, à la perte de matière semi-volatile au cours du prélèvement par la MP101M-RST, installée en station contrairement au préleveur de référence.
Pour 2012, il est prévu, à ce jour, de poursuivre la collaboration engagée avec Air Lorraine (réalisation de campagnes supplémentaires à Metz Borny en conditions hivernales et sur un site de proximité automobile) et de diversifier les types de sites étudiés (réalisation de campagnes sur un site rural d’AIRPARIF pendant un an, ainsi qu’à Douai en collaboration avec le LCSQA/EMD et ATMO Nord-Pas-de-Calais et, si possible, sur un site côtier de la façade Atlantique).
Lundi 4 février 2019
Rapport
Suivi de l’équivalence des analyseurs automatiques de PM10 et PM2,5 à la méthode de référence : bilan 2015-2017
Ce rapport présente les résultats du suivi en continu de l’adéquation des systèmes automatisés conformes pour la mesure des PM en France avec la méthode de référence. Cette action, demandée par l’arrêté du 19 avril 2017 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air, a été effectuée en accord avec les exigences de la norme NF EN 16450 encadrant l’utilisation des systèmes de mesure automatisé des PM.
Le bilan des campagnes réalisées de 2015 à 2017 sur une douzaine de sites répartis sur le territoire national est présenté ici. Il fait suite aux deux bilans réalisés sur la période 2013-2016 et 2011-2014. A ce stade, les base de données utilisées ne remplissent pas encore l’intégralité des exigences de la norme (notamment en termes de nombre et de répartitions des données). Par conséquent, ce rapport ne doit pas conduite à des conclusions définitives sur le suivi de l’adéquation des AMS à la méthode de référence ou sur la nécessité d’appliquer des fonctions de correction, mais indique des tendances sur leurs performance.
Les résultats obtenus pour la période 2015-2017 sont assez cohérents avec les tendances du bilan précédent. Les résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous.
Modèles d’appareils conformes pour la surveillance des PM
Respect des critères de la norme en termes de résultats
Respect des exigences encadrant l’application d’une fonction de correction
PM2,5
PM10
Amélioration des résultats après correction
Base de données (80 paires de données/site/an, nombre de valeur haute > 20%)
BAM 1020
Oui
Non
Non
Non
MP101M
Non
Oui
Non
Non
TEOM FDMS 8500
Non
Oui
Non
Non
TEOM FDMS 1405
Non
Oui
Non
Non
FIDAS 200 (site de fond urbain)
Non
Non
Non
Non
A l’issue des campagnes de 2018, l’application ou non d’une fonction de correction aux données produites par les AMS PM déclarés conformes à la méthode de référence en France pourra être discutée sur la base des résultats obtenus entre 2016 et 2018 conformément aux prescriptions de la norme prEN 16450.
Mercredi 10 février 2016
Rapport
Comparaison inter-laboratoires pour la mesure de As, Cd, Ni et Pb dans les PM10
Le LCSQA-Mines Douai a organisé en 2015 et pour la huitième fois depuis 2003, un exercice de comparaison inter-laboratoires (CIL).
Cet exercice d’ comparaison inter-laboratoire permet de déterminer si les critères de qualité des directives 2004/107/EC et 2008/50/CE concernant l’analyse de l’As, Cd, Ni et Pb dans les PM10 sont atteints par les laboratoires d’analyse, d’évaluer la fidélité
(répétabilité et reproductibilité) des méthodes de mesures mises en oeuvre et d’identifier les principales sources d’incertitudes. Il est important de contrôler également la qualité de mesures des différents laboratoires réalisant des analyses de métaux pour les AASQA
en France, afin de garantir la justesse et l'homogénéité des résultats obtenus au niveau national.
En 2015, 9 laboratoires indépendants ont participé à cet exercice : Laboratoire Carso (Lyon), Ianesco Chimie (Poitiers), Laboratoire départemental de Haute-Garonne (Launaguet), Laboratoire de Rouen (Rouen), Micropolluants Technologie (Thionville),
Laboratoires des Pyrénées et des Landes (Lagor), TERA Environnement (Crolles), INERIS (Creil) et LUBW (Allemagne).
Chaque laboratoire a analysé quatre filtres impactés de particules et dix filtres vierges en fibre de quartz (issus du même lot) qui leur ont été transmis par Mines Douai. Il a également été demandé aux laboratoires d’effectuer l’analyse de 10 échantillons de leur
matériau de référence certifié (MRC) habituel afin d’estimer les taux de récupération lors de la minéralisation des particules. Deux solutions étalons ainsi qu’un MRC sur filtre préparés et certifiés par le LCSQA-LNE ont aussi été analyser par les laboratoires.
Tous les laboratoires ayant participé ont utilisé la méthode décrite dans la norme EN 14902 : attaque en milieu fermé par minéralisateur micro-ondes à l'aide d'un mélange HNO3/H2O2 ou HNO3/HF et analyse par ICP-MS.
Les résultats de cette CIL sont présentés dans ce rapport qui a été distribué à l'ensemble des laboratoires participants, et est accessibles aux AASQA sur le site LCSQA (rapport LCSQA CIL métaux 2015).