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Mardi 5 octobre 2021
Rapport
Performances Prev’air en 2019
Ce rapport présente les performances des prévisions nationales opérées dans le cadre de la plateforme Prev’Air (www.prevair.org). L’objectif est de montrer en toute transparence des éléments d’appréciation de la qualité de la production Prev’air. Ce rapport traite successivement les quatre polluants O3, NO2, PM10 et PM2.5, fournis quotidiennement par les prévisions du système Prev’Air, du jour courant J jusqu’au J+3 afin d’évaluer la capacité des modèles à prévoir leurs concentrations. L’estimation du comportement des outils est réalisée grâce à des indicateurs statistiques qui permettent de comparer les résultats de modélisation avec les observations validées de la base de données nationale GEOD’air, elle-même alimentée par les AASQA (associations de surveillance de la qualité de l’air) et développée par le LCSQA. Une attention particulière est portée à l’évaluation des performances de Prev’Air concernant la détection des seuils réglementaires. Cet exercice a pour objectif d’estimer l’aptitude des modèles à prévoir spécifiquement les épisodes de pollution. L’ozone est évalué sur les mois de l’été 2019 (avril à septembre). Les autres polluants (PM10, PM2.5, NO2) sont évalués sur l’ensemble de l’année 2019. L’année 2019 n’a connu que peu d’épisodes de pollution d’ampleur nationale : deux pour l’ozone, du 27 juin au 8 juillet (en 2 phases) et du 23 au 26 juillet, et un pour les PM10, deuxième quinzaine de février. L’évaluation de ces épisodes est effectuée à la fois sur les prévisions brutes de Prev’Air et sur les calculs de l’adaptation statistique, qui vise à corriger les biais systématiques du modèle brut par un processus d’apprentissage historique. Les gains obtenus par le modèle statistique résident dans sa capacité à corriger les sur- et sous-estimations des concentrations induites par le modèle brut. Cette prévision corrigée statistiquement sert généralement de référence à l’expertise de l’équipe Prev’air pour la communication en cas d’épisode de pollution de l’air. Pour la première fois, les prévisions Prev’AIR pour les DROM des caraïbes ont été évaluées et montrent des performances satisfaisantes. Dans l’ensemble, le comportement de Prev’Air est satisfaisant avec une bonne aptitude à respecter les objectifs de qualité définis par le groupe de travail prévision (composé du LCSQA et des AASQA) qui a établi ces valeurs cibles pour les différents scores ainsi que le contenu à faire figurer dans les rapports annuels d’évaluation des plateformes de prévisions constituant le dispositif national de surveillance de la qualité de l’air. Les prévisions avec adaptation statistique disponibles sur la métropole respectent les objectifs de performance et ont permis la plupart du temps d’anticiper l’occurrence des épisodes de pollution et d’identifier les principales zones affectées. Les prévisions brutes rencontrent plus de difficultés à satisfaire les objectifs de qualité notamment dans les DROM.     Performances of Prev’air in 2019 This report presents the performance of the national forecasts carried out within the Prev'Air platform (www.prevair.org). The objective is to assess the quality of Prev'air production. This report deals successively with four pollutants O3, NO2, PM10 and PM2.5, daily provided by the forecasts of the Prev'Air system, from day D to D+3 in order to evaluate the capacity of the models to forecast their concentrations. The behavior of the system is estimated using conventional statistical indicators, which allow the modelling results to be compared with validated observations from the national GEOD'air database, itself fed by the AASQA (air quality monitoring associations) and developed by the LCSQA. Particular attention is paid to the evaluation of Prev'Air' forecasts regarding the detection of regulatory thresholds. The objective of this exercise is to estimate the capacity of the models to specifically anticipate pollution episodes. Ozone is evaluated over the summer months of 2019 (April to September). The other pollutants (PM10, PM2.5, NO2) are assessed over the whole year 2019. A few pollution episodes occurred during this year: two for ozone, from June 27 to July 8 (in 2 phases) and from July 23 to 26, and one for PM10, in the second half of February. The evaluation of these episodes is carried out both on Prev'Air's raw forecasts and on the statistical adaptation of the Chimere which aims at correcting the systematic biases of the raw model through a historical learning process. The gains obtained by the statistical model lie in its ability to correct the over- and underestimations of concentrations computed by the raw model. This statistically corrected forecast generally serves as a reference to the expertise of the Prev'air team for communication in the event of an air pollution episode. For the first time, the Prev'air forecasts for the Caribbean DROMs have been assessed and show satisfactory performances. On the whole, the performance of Prev'Air is satisfactory with a good ability to meet the quality objectives defined by the forecasting working group (composed of the LCSQA and the AASQA) which established these target values for the different scores as well as the content to be included in the annual evaluation reports of the forecasting platforms involved in the national air quality monitoring system. The forecasts with statistical adaptation match the performance objectives and have mostly allowed to anticipate the occurrence of pollution episodes and to identify the main affected areas. Raw forecasts are less satisfactory to comply with the quality objective, particularly in the DROM.  
Jeudi 19 juillet 2018
Rapport
Interlaboratory comparison for the analysis of PAHs in ambient air (2018)
Dans le cadre de la mise en œuvre des exigences qualité fixées par le ministère chargé de l’environnement, un essai de comparaison inter laboratoires (CIL) analytique a été organisé par le LCSQA (INERIS en collaboration avec le LNE) au premier semestre 2018, pour les laboratoires d’analyse sous-traitants des AASQA (Association Agréée pour la Surveillance de la Qualité de l’Air). Les inscriptions ont été également ouvertes à des laboratoires européens appliquant les prescriptions des textes normatifs relatifs à l’analyse du Benzo[a]pyrène (B[a]P) et des autres HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) concernés par la Directive 2004/107/CE ainsi que sur le phénanthrène, le fluoranthène et le benzo[g,h,i]pérylène. Cet exercice comprenait des matrices de concentrations différentes en HAP afin de prendre en compte les gammes de travail habituelles des laboratoires réalisant l’analyse de filtres issus de prélèvements haut débit ou bas débit. Chaque participant a donc reçu les matériaux suivants : 3 poinçons de filtre issus de prélèvements d’air ambiant pour deux d’entre eux, le troisième étant un blanc de laboratoire. Les prélèvements ont été effectués sur filtre en quartz à l'aide d'un préleveur grand volume de type Graseby-Andersen, équipé d'une tête PM10, à un débit de 70 m3/h. Chaque filtre était découpé avec un emporte-pièce en 20 morceaux de 37 mm de diamètre. Trois filtres notés 18/172774_F1, F2 et F-blanc ont ainsi été envoyés aux participants ; 1 matériau de référence certifié (MRC) par l’IRMM (ERM®-CZ100, fine dust PM10 like) envoyé en double mais identifiés comme 2 matériaux distincts pour les participants et donc notés 18/172224_MRC1 et MRC2. 3 matériaux liquides de référence certifiés (MRC) préparés par le LNE, constitués de trois solutions étalons notées : 18/172774_S1, S2 et S3. Les solutions S1 et S2 étaient identiques. Finalement, 17 laboratoires européens (dont 13 français) ont participé à cette CIL. Une grande amélioration des résultats a pu être observée par comparaison à ceux obtenus lors des CIL organisées en 2014 et 2015 (Verlhac, 2014, Verlhac and Albinet, 2015). Les dernières recommandations et la rencontre organisée avec les laboratoires sous-traitants des AASQA pour l’analyse des HAP (04/07/2016, https://www.lcsqa.org/system/files/commission/Web_CS-cr-lcsqa_rex_hap_aal_2016-vf.pdf) ont été certainement bénéfiques. Mis à part pour le MRC solide, les incertitudes obtenues, notamment pour le B[a]P, respectent celles qui sont admises par la Directive et la TS XP/CEN 16645 montrant que la dispersion des laboratoires est bien meilleure. Néanmoins, quelques laboratoires doivent encore améliorer leurs procédures analytiques car ils ont obtenu des mauvais résultats (majoritairement non acceptables c’est-à-dire ayant un |score z| ≥ 3) pour la plupart des matériaux et HAP testés (180430, 180458 et dans une moindre mesure, 18096, pour les solutions certifiées). De plus, les laboratoires 180458 and 180481 n’ont fourni aucun résultat pour le MRC solide et le laboratoire 180429 a seulement fourni des résultats pour le B[a]P pour tous les matériaux de l’essai. Enfin, sur la base des zêta -scores, les incertitudes de mesure ne sont toujours pas correctement évaluées par la plupart des participants. Les laboratoires français sont donc invités à suivre les recommandations fournies par le LCSQA (Albinet, 2015) afin d’estimer les incertitudes sur l’analyse des HAP.   Rapport intermédiaire (juillet 2018) et annexes This document is a synthesis of the results submitted by the participants during the interlaboratory comparison (ILC) for the analysis of polycyclic aromatic hydrocarbons (PAH) in ambient air organized in 2018 by the LCSQA. This report does not contain any comment or discussion on the submitted data (values higher or lower than a factor of 10 from the participant average results were excluded). It can be subject to modification especially in the calculations of the reference values and z-scores. The data is thus temporary. The final results and discussions will be available in the final version of the report and sent to all participants. Il s'agit d'un rapport intermédiaire (résultats préliminaires).
Lundi 25 février 2013
Rapport
Hiérarchisation à l’aide de l’outil Sph’Air des pesticides susceptibles d'être surveillés de façon prioritaire dans l’air : Application pour la région Rhône-Alpes
En France, un nombre croissant d’AASQA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air) réalise des campagnes de mesures ciblant les produitsphytosanitaires présents dans l’air, afin de déterminer les concentrationsauxquelles la population est exposée ainsi que leur évolution temporelle dansdifférentes situations.Ces campagnes, menées localement de façon ponctuelle, concernentgénéralement quelques dizaines de substances actives1 sélectionnées en fonction des objectifs de l’étude. Par ailleurs, pour des raisons évidentes de coût et de faisabilité, il est impossible de mener une campagne de mesure exhaustive sur l’ensemble des produitsphytosanitaires en France. La surveillance instrumentée des teneursatmosphériques en produits phytosanitaires doit s’accompagner d’un choix ciblé des substances à analyser.Entre autres critères, ce choix doit prendre en compte la présence potentielle des substances actives dans le compartiment aérien, et donc les éventuellesspécificités agricoles de la région faisant l’objet de l’étude. Ainsi, la technique desélection de substances présentée dans ce rapport pourrait fournir une pré-liste deproduits phytopharmaceutiques à surveiller en région Rhône-Alpes. Le choixdéfinitif du contenu de la liste finale est laissé à l’appréciation des acteurs locaux.Ce document fait suite aux rapports LCSQA/INERIS-DRC-07-85148-08252A etLCSQA/INERIS-DRC-08-94291-16614A traitant plus en détails de la méthodologiedéveloppée pour l’outil Sph’Air.
Lundi 28 mai 2018
Rapport
Intercomparaison d’analyseurs d’oxydes d’azote
La directive européenne 2008/50/CE du 21 mai 2008 dédiée à la qualité de l’air appelle au respect de valeurs limites ou valeurs cibles, en leur associant une exigence en termes d’incertitude maximale sur la mesure. La présente étude rapporte le déroulement de l’exercice d’intercomparaison d’analyseurs d’oxydes d’azote réalisé en novembre 2015 en collaboration avec ATMO Picardie. Il a réuni 6 participants (3 AASQA : Atmo Picardie, Lig’air, Air pays de la Loire, 3 fournisseurs/constructeurs d’appareils : Environnement SA, Envicontrol et LGR et le LCSQA/INERIS), constituant un parc de 13 analyseurs et a porté sur les polluants NO et NO2. Cette étude a permis de comparer les performances de nouveaux analyseurs mettant en œuvre différents principes de mesure (la conversion photolytique ainsi que la technique CAPS (Cavity Attenuated Phase Shift, CAPS) avec les performances d’analyseurs homologues mettant en œuvre le principe de chimiluminescence. Lors de cette intercomparaison, on a pu vérifier que les mesures réalisées avec les différents analyseurs respectent les recommandations de la Directive européenne en termes de qualité des données puisqu’elles présentent des intervalles de confiance inférieurs à 15 % aux valeurs réglementaires respectives. D’une manière générale, les résultats du traitement statistique suivant la norme NF ISO 13 528 conduisent à des z-scores globalement satisfaisants pour tous les analyseurs. Une très large majorité des z-scores est comprise entre -1 et +1 pour l’ensemble des analyseurs quel que soit le principe de mesure utilisé.   La mesure du NO2 à 105 ppb est influencée par la variation de la concentration en NO pour tous les analyseurs testés. Il apparaît que cette influence est plus marquée pour les analyseurs « nouvelles technologies » pour des concentrations en NO supérieures de 500 ppb : elle est progressive de 11% à 15%.  Pour les analyseurs à chimiluminescence, cette influence n’est pas aussi marquée : elle varie de 0,9% à 3,6%. L’étude de la corrélation entre la moyenne des analyseurs chimiluminescence et les analyseurs « nouvelles technologies » indiquent que les analyseurs sont bien corrélés. L’analyseur LGR présente un écart inférieur de 10% alors que tous les autres analyseurs présentent un écart positif : les CAP’s, dans l’ensemble ont un écart de 10%, le T200UP a un écart de 2%. Il ressort de cette étude que : les analyseurs TEI 42i ne peuvent pas mesurer le dioxyde d’azote en situation trafic, les analyseurs APNA 370 d’Horiba et l’AC32M d’Environnement SA majorent la mesure en NO2 lors de brusques variations de NO, tout comme le T200 d’API mais dans une moindre mesure alors que le 200E la minore.
Mardi 1 juin 2021
Rapport
Cartographie de la qualité de l'air à l'échelle urbaine à partir des données de micro-capteurs (guide d'utilisation)
Les instruments miniaturisés et à bas coût sont de plus en plus utilisés pour mesurer la qualité de l’air ambient. Le déploiement de ces micro-capteurs en statique ou en mobilité offre une couverture spatiale et temporelle d’observation unique. Dans ce contexte, le LCSQA propose une méthodologie de cartographie des concentrations de polluant à l’échelle urbaine à partir de ces nouvelles observations en tenant compte de leurs incertitudes. Une approche géostatistique (krigeage en dérive externe) est adaptée et appliquée pour fusionner les observations de micro-capteurs et les calculs d’un modèle de dispersion atmosphérique afin de fournir les cartographies horaires des concentrations de polluant. Ces travaux sont présentés dans un rapport LCSQA (Gressent et al., 2019) et dans une étude récemment publiée dans une revue scientifique (Gressent et al., 2020) pour l’estimation des concentrations de PM10 à Nantes. La présente note constitue un guide d’utilisation des codes de calcul scientifique ayant servi à l’élaboration et à l’application de la méthodologie de cartographie. Ces programmes peuvent être adaptés en fonction de l’objectif de l’utilisateur, en particulier sur la base du polluant choisi et du domaine d’estimation. Ces programmes sont fournis en « open source », ce qui implique que l’origine des codes soit bien identifiée dans toute réutilisation, et que tout développement afférent soit proposés aux développeurs pour éventuelle intégration afin de servir la communauté d’utilisateurs.     Air quality mapping at the urban scale by using low cost sensor observations Miniaturized and low-cost devices are increasingly used to measure ambient air quality. The deployment of fixed or mobile low-cost sensors offers a unique spatial and temporal measurement coverage. In this context, the LCSQA has developed a methodology for pollutant concentration mapping at the urban scale based on these new measurements and considering their uncertainties. A geostatistical approach (external drift kriging) is adapted and applied to combine sensor observations and calculations from a dispersion model to provide hourly maps of pollutant concentrations. This work is presented in a LCSQA report and in a scientific publication (Gressent et al., 2019, 2020), for the estimation of PM10 concentrations in Nantes. This note is a user guide of the programs that have been used for the implementation of the mapping methodology. These programs can be adapted depending on the user objectives, especially on the basis of the choice of the pollutant to be estimated and the domain of calculation. They are provided in open source which implies that the source of the codes must be identified in all copies and all related developments must be notified to the authors of the codes to serve the user community.
Mardi 26 janvier 2010
Rapport
Caractérisation chimique des particules : Aspects techniques et métrologiques
Depuis janvier 2008, le LCSQA INERIS assure en collaboration avec les AASQA le suivi d’un dispositif de prélèvement des PM10 sur quelques sites en France, appelé CARA, en vue d’effectuer une spéciation chimique des particules (anions, cations, carbone organique et élémentaire). Pour ce faire, des méthodes harmonisées tant au niveau national qu’européen ont été utilisées.   En parallèle des analyses des filtres du dispositif, une étude des blancs de filtres fournis aux AASQA pour les prélèvements a été réalisée. Les résultats obtenus ont validé le protocole de conditionnement des filtres utilisé jusqu’à présent.   De plus, les échantillons prélevés comportant une partie non négligeable d’espèces chimiques volatiles, des conditions de stockages inférieures à 0°C et de transports n’excédant pas 20°C étaient préconisées. Le LCSQA a évalué en 2009 ces préconisations.   Les essais ont portés sur l’évaluation de la conservation des filtres à -18°, 6 et 20°C durant 3 et 7 jours.   Cette étude a mis en évidence un problème de répétabilité sur l’analyse de certains anions et cations provenant probablement de la phase de minéralisation des filtres. Une étude portant sur ce sujet devra être réalisée en 2010.   Sur l’ensemble des essais réalisés, les pertes en matières inorganiques sont négligeables.   Concernant la matière carbonée, les pertes peuvent atteindre 8% lors d’une conservation à 20°C pendant 7 jours. La maîtrise de la température lors du stockage et du transport par glacière reste préconisée.   Enfin au cours de l’année 2009, l’INERIS a participé à un exercice d’intercomparaison européen sur l’analyse du carbone organique et élémentaire. Les résultats obtenus ont été satisfaisants. De plus, le LCSQA a participé aux groupes CEN 34 et CEN 35 pour la normalisation des prélèvements d’anions et cations et du carbone organique et élémentaire.
Lundi 10 mai 2021
Rapport
Evaluation de la filière de prévision Prev’air sur Antilles Guyane
Cette note présente une évaluation de la composition des particules PM10 prévue par PREV’AIR par comparaison avec les données issues de la campagne du programme CARA sur la Martinique en 2018. Les prévisions PREV’AIR sur la zone Antilles-Guyane sont assez récentes (en production opérationnelle depuis février 2018) et l’enjeu de cette note est d’analyser la capacité des prévisions à identifier les contributions de plusieurs sources d’émission dans l’évolution des teneurs de PM10. Elle montre notamment que les prévisions arrivent à saisir les contributions majeures qui sont d’origine naturelle et en premier lieu celle des poussières désertiques dans l’évolution des concentrations de particules.       This report provides an evaluation of the performances of the Prev’air air quality forecasts over French oversea territories of the Atlantic west (Caraïbean region). The forecasts for this area were set-up beginning of 2018 with a similar set-up of the one used for France metropolitan and with the objective to anticipate the impact of dust plumes crossing the Atlantic Ocean from the Sahara on the PM10 concentrations. Indeed, dust contributions are responsible of most of the pollution episodes occurring over these territories. The goal of the report was to assess the potential of the Prev’air system to reproduce the evolution of the PM10 concentrations over Martinique Island and to provide relevant composition of the PM10. This work relies on the observations coming from filter analyses collected during the CARA campaign carried out in 2018. The results show that the forecasts manage to capture pretty well the natural contributions of dust and sea salts.
Lundi 10 mai 2021
Rapport
Note de cadrage pour l’utilisation des capteurs et systèmes capteur pour la mesure des polluants gazeux et particulaires
Face à la volonté citoyenne de disposer de données individualisées de pollution en temps réel, une multitude de systèmes capteur sont disponibles commercialement à des coûts modérés. Ils permettent un recueil collaboratif des données et une démultiplication des observations afin de pouvoir réaliser un diagnostic rapide, de partager rapidement les informations et d’échanger au sein d’une communauté. Certains de ces systèmes capteur ont déjà été mis en œuvre pour de nombreux usages qui vont de l’étude de l’évolution en temps réel des concentrations en polluants réglementés gazeux et particulaires ou de certains polluants émergents jusqu’à la sensibilisation de la population ou d’une cible de population aux diverses problématiques de qualité de l’air (ambiant, intérieur, etc.). Cette grande variété d’applications des systèmes capteur montre un besoin commun à tout le dispositif national de surveillance de la qualité de l’air d’être en capacité de pouvoir identifier le(s) système(s) qui est (sont) adapté(s) à un usage prédéfini et de définir plus précisément un cadre d’utilisation de ces outils pour la surveillance des polluants réglementés et d’intérêt national. La présente note de cadrage définit ainsi une liste de critères de performance (qualitatifs ou quantitatifs) pour lesquels un poids d’importance a été donné en fonction de l’usage qui sera fait d’un système capteur et de son domaine d’utilisation principal. Ce sont au final, 10 usages et jusqu’à 4 domaines d’utilisation qui ont été documentés pour plus de 20 critères de performance différents.     Key note to use sensors for measuring gaseous ans particulate pollutants   Citizens want to have individualized and real-time pollution data. For this, numbers of sensor systems are available at moderate costs. They allow data gathering and multiplication of observations to carry out a rapid diagnosis, quickly share information and exchange within a community. Some of these sensor systems have already been implemented for many uses ranging from the study of the evolution of the concentrations of regulated or emerging pollutants to promotion of public awareness to various air quality problems (ambient, interior, etc.). This wide variety of applications for sensor system shows a common need to identify which system(s) is (are) suitable for a predefined use and to define more precisely a framework for the use of these systems for the monitoring air pollutants. This key note defines a list of performance criteria (qualitative or quantitative) for which a significant weight has been given according to the use that will be made of a sensor system and its main field of use. In the end, 10 uses and up to 4 areas of use were documented for more than 20 different performance criteria.
Mardi 27 avril 2021
Rapport
Polluants émergents : 1,3-butadiène : les méthodes disponibles pour la détermination des concentrations et niveaux rencontrés dans l'air ambiant
Les travaux du LCSQA présentés dans cette note technique permettent de faire un état des lieux exhaustif des méthodologies de mesure applicables au 1,3-butadiène pour la surveillance de la qualité de l’air ambiant. Les méthodes identifiées comprennent des mesures en différé (phase de prélèvement suivie d’une phase d’analyse en différée au laboratoire) ou en temps réel avec des limites de quantification allant de quelques ng.m-3 à une centaine de ng.m-3. Ces dix dernières années, les niveaux mesurés dans l’air ambiant hors influence industrielle couvrent des gammes allant de quelques dizaines de ng.m-3 dans les zones rurales (Sauvage et al., 2009) jusqu’à quelques centaines de ng.m-3 dans les zones urbaines (entre 0,12 à 0,19 μg.m-3). Les teneurs sont beaucoup plus variables dans les zones sous influence industrielle et peuvent aller de plusieurs µg.m-3 jusqu’à une centaine de μg.m-3 (Detournay, 2011, Gallego et al., 2018), mais ces concentrations connaissent une nette tendance à la baisse depuis quelques années dans plusieurs pays (Grande-Bretagne, Etats-Unis/Texas, Suède, Espagne/Catalogne). La valeur toxicologique de référence (VTR) chronique à seuil pour l’inhalation qui a été proposée par l’Anses dans son rapport de janvier 2021[1] est de 2 µg.m-3. Ce qui compte-tenu des niveaux mesurés en France, positionne l’enjeu de la surveillance en proximité de sites industriels. Il est à noter en complément qu’aucune VTR cancérogène pour la voie inhalation n’a été retenue par l’Anses qui recommande de construire une nouvelle VTR sans seuil sur la base de la dernière mise à jour d’une étude portant sur une cohorte qui devrait être publiée prochainement.      This document presents a review of methodologies adapted to the measurement of 1,3-butadiene in ambient air. The methods identified include offline measurements (sampling phase followed by an analytical phase in laboratory) or in real time. The quantification limits are between a few ng.m-3 to around one hundred ng.m-3. Over the past ten years, the levels measured in the ambient air excluding industrial sites cover ranges ranging from a few tens of ng.m-3 in rural areas (Sauvage et al., 2009) to a few hundred ng.m-3 in urban areas (between 0.12 to 0.19 μg.m-3). The levels are more variable in areas under industrial influence and can range from several µg.m-3 up to a hundred µg.m-3 (Detournay, 2011, Gallego et al., 2018). Neverless, overall concentrations deacrese during the last years in several countries (Great Britain, United States/Texas, Sweden, Spain/Catalonia). A chronic threshold toxicity reference value (TRV) by the respiratory route for 1,3-butadiene of 2 µg.m-3 was decided in January 2021 by The French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES). This places the monitoring issue in France in the surrounding of industrial plants. No carcinogenic TRV by the respiratory route was decided and ANSES recommends to build a new non-threshold TRV based on the most recent update of the cohort study that should be soon published. [1] https://www.anses.fr/fr/system/files/VSR2019SA0073Ra.pdf
Jeudi 15 avril 2021
Rapport
Guides méthodologiques pour la prévision de la qualité de l'air
  Référentiel technique national Ces documents font partie du référentiel technique national, conformément à l'arrêté du 16 avril 2021 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l'air ambiant. Ils ont été approuvés en CPS (comité de pilotage de la surveillance) du 18 mars 2021. Mise en application : 1er janvier 2022     Qualité et traçabilité de la chaîne de prévision des épisodes de pollution Ce document constitue la partie dédiée à la qualité et traçabilité du guide de prévision de la qualité de l’air. Il décrit les éléments de la chaine de prévision de la qualité de l’air, tant sur les aspects organisationnels que sur le plan de son fonctionnement opérationnel et technique.   Evaluation des performances des prévisions de la qualité de l'air Ce document constitue le second volet du référentiel dédié à la prévision de la qualité de l’air qui concerne l’harmonisation des pratiques d’évaluation faisant l’objet d’un rapportage annuel comme défini dans l’arrêté surveillance.   Checklist du référentiel prévision : Qualité et traçabilité de la chaîne de prévision des épisodes de pollution Cette checklist fournit les références des éléments de la chaine de prévision de la qualité de l’air, tant sur les aspects organisationnels que sur le plan de son fonctionnement opérationnel et technique.