Publication du Guide méthodologique 2015 « Conception, implantation et suivi des stations françaises de surveillance de la qualité de l’air »

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Le guide méthodologique 2015 « Conception, implantation et suivi des stations françaises de surveillance de la qualité de l’air » vient de paraître. Il s’agit d’une mise à jour du guide ADEME «Classification et critères d’implantation des stations de surveillance de la qualité de l’air » de 2003.

Il tient compte des exigences réglementaires européennes s’agissant de l’implantation et de la typologie des sites. Il doit ainsi être considéré comme le référentiel français en termes de conception et labellisation des stations de surveillance de la qualité de l’air.

Elaboré au sein d’un groupe de travail réunissant des membres du ministère en charge de l’Ecologie, du LCSQA et de 13 AASQA, ce guide a été validé par le Comité de Pilotage de la Surveillance (CPS) d’avril 2015.

Il est d’ores et déjà disponible sur le site du LCSQA, et a fait l’objet d’une diffusion officielle par le ministère de l’Ecologie.

La révision de la classification des stations françaises de mesure de la qualité de l’air proposée dans le nouveau Guide « Conception, implantation et suivi des stations françaises de surveillance de la qualité de l’air » se conforme désormais à la classification définie dans les textes européens en vigueur et tient compte des dernières évolutions réglementaires (notamment en ce qui concerne les éléments à fournir dans le cadre du rapportage). Il permet ainsi aux AASQA de disposer d’une base commune aidant à la comparabilité des résultats et à la pertinence du dispositif vis-à-vis de l’information objective de la population.

Une révision de la classification des stations françaises de mesure

Ainsi, conformément à la décision 2011/850/UE (dite « IPR » pour « Implementing Provisions on Reporting » ), le Guide respecte la logique de trois classes principales de station (trafic, industrielle, fond), et spécifie que chaque station doit être qualifiée selon l’influence prédominante pour le point de mesures de chaque polluant. Cela signifie donc qu’un site de mesures peut présenter différentes classes selon le polluant considéré.

Par exemple, une station de mesures à proximité d’un process industriel émettant des métaux lourds, mais pas de NOx, pourra être qualifiée d’industrielle pour les métaux lourds et de fond pour les NOx.

Une classification qui peut évoluer

Cette classification établie à un instant « t » peut évoluer. Ceci nécessite d’avoir les informations initiales les plus fiables ainsi qu’un processus précis de vérification de ces informations.

Ce processus, décrit dans le nouveau guide d’implantation, s’appuie principalement sur la documentation exhaustive de site. Un fichier informatique dédié est disponible sur le site du LCSQA.

En résumé, la nouvelle classification française des stations de mesure de la qualité de l’air permet de :

  • privilégier la caractérisation de la station via l’approche par « type de zone soumise à surveillance », se résumant à trois types : urbain, périurbain et rural (se subdivisant lui -même en trois sous catégories : proche de zone urbaine, régional, national) ;
  • associer à cette typologie principale un caractère spécifique selon l’influence (spécifique ou multiple) propre à trois cas (trafic, industriel, fond) et pour chaque polluant (cf. tableau suivant) :

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L’objectif est, dans la mesure du possible, que chaque station de mesures puisse être rattachée à un seul de ces labels.

Le LCSQA remercie les membres du Groupe de Travail qui ont participé à la rédaction et à la relecture de ce guide.

 

Pour plus d'informations : francois.mathe@mines-douai.fr