Comparaison inter-laboratoires d’appareils de mesures automatiques de la composition chimique des aérosols (ACSM et AE33)

Date

Du 3 au 21 juin, le LCSQA a organisé une comparaison inter-laboratoires (CIL) pour les appareils de mesure en ligne de la composition chimique des particules (ACSM et AE33) mis en œuvre dans le dispositif de surveillance de la qualité de l’air. Cette CIL s’est déroulée au Centre d’expertise européen pour la mesure automatique de la composition chimique des aérosols (ACMCC - Aerosol Chemical Monitor Calibration Centre, composante de l’Infrastructure de recherche européenne ACTRIS[1]). La plateforme expérimentale de ce centre d’expertise est situé dans les locaux du CEA-Saclay sur le site de l’Orme des Merisiers.

A7-2019-06-photo%20site%20SaclayWeb.jpgLes travaux de l’ACMCC sont actuellement coordonnés par l’INERIS et réalisés en étroite collaboration avec le LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CNRS-CEA-UVSQ) et le LaMP (Laboratoire de Météorologie Physique, CNRS-UBP). L’ACMCC a déjà réalisé trois CIL internationales dans le cadre d’ACTRIS (nov.-dec. 2013, printemps 2016 et nov.-dec. 2018), ainsi que deux précédentes CIL pour les AASQA (en 2014 et 2017).

Deux types d’appareils ont été inter-comparés :

  • les ACSM (Aerosol Chemical Spectrometer Monitor), qui sont des analyseurs permettant de mesurer en temps réel les concentrations massiques des principales espèces chimiques des particules fines présentes dans l’air ambiant, en particulier nitrate et sulfate d’ammonium ainsi que les aérosols organiques
  • les AE33 qui permettent la mesure automatique du Black-Carbon (carbone suie) et de déconvoluer les concentrations de carbone suie relatives à la combustion de biomasse et de dérivés du pétrole.

Ces appareils permettent ainsi d’évaluer la composition chimique des épisodes de pollution et l’identification de leurs origines[2]. Les données obtenues à l’aide de cet instrument peuvent également être utilisées en vue d’études de sources spécifiques des aérosols organiques à l’aide d’outils statistiques.

Ainsi, six AASQA ont participé à la CIL ACSM (Atmo Nouvelle-Aquitaine, ATMO Grand Est, Airparif, Atmo Haut de France, Atmo Auvergne - Rhône-Alpes et Atmo Sud), réunissant huit appareils. Au-delà du comparatif des résultats de mesure des appareils, chaque ACSM a également été étalonnés selon les méthodes mis en œuvre lors de la dernière CIL européenne ACTRIS.

Sept AASQA (Atmo Nouvelle-Aquitaine, ATMO Grand-Est, Airparif, Atmo Haut-de-France, Atmo Auvergne - Rhône-Alpes, Lig’Air et Qualit’air Corse) ainsi que l’Ineris ont participé la CIL AE33, réunissant 10 appareils.

En parallèle, deux réunions techniques ont été organisées pour échanger avec les AASQA sur l’utilisation des deux instruments.

[2] Aerosols, Clouds and Trace gases Research InfraStructure network (http://www.actris.net/).