Capteurs et qualité de l’air : une (r)évolution ? Retour sur le séminaire du LCSQA du 23 novembre 2018

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Le dernier séminaire technique du LCSQA « capteurs et qualité de l’air » organisé le 23 novembre dernier à Paris, a permis de rassembler de nombreux acteurs du dispositif national de surveillance ainsi que des experts scientifiques autour de la thématique des micro-capteurs. Au programme : état de l’art, cadrage métrologique, initiatives phares et débats avec une table ronde : Quels micro-capteurs pour quel usage ? Quels enseignements ? Quelles attentes ?

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Le séminaire technique du LCSQA aura permis la rencontre d’acteurs et experts scientifiques nationaux et européens d’horizons divers autour de la thématique des capteurs avec plus de soixante-dix participants parmi lesquels des membres des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), du LCSQA, du ministère en charge de l’environnement et des DREAL, des représentants d’organismes externes au dispositif de surveillance de la qualité de l’air comme par exemple le Centre de recherche scientifique et technique de l’Union européenne (JRC), l’université d’Orsay, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), la RATP, la SNCF, la Ville de Paris, …

La journée a débuté par une introduction d’Eva Leoz, directrice du LCSQA, qui a rappelé que les premiers travaux du laboratoire central sur les micro-capteurs datent de 1999. Cédric Messier, nouveau Chef du Bureau de la qualité de l’air au ministère chargé de l’environnement a ensuite présenté la vision de l’Etat sur ces nouveaux outils.

Les interventions d’experts qui ont suivi ont porté entre autres sur les travaux européens et normatifs, la veille technologique et les publications récentes, le cadrage métrologique national (essai d’aptitude réalisé en 2018), ainsi que sur des initiatives régionales présentées par différentes AASQA.

Le séminaire s’est achevé par une table ronde durant laquelle les experts ont répondu à des questions telles que : quels autres usages peut-on imaginer pour ces outils ? Les travaux en mathématiques appliquées peuvent-ils permettre de traiter toutes les données ? Le manque de justesse de ces outils peut-il être compensé par un déploiement en nombre ?

Cette journée aura permis un tour d’horizon complet sur un sujet en développement constant grâce à la présence d’une communauté scientifique diversifiée. Parmi les conclusions, on notera que les travaux normatifs sont en décalage face à la multitude d’outils disponibles et à un marché en plein essor. La qualité des données produites par ces outils est en deçà des exigences requises pour les mesures de référence pour la surveillance de la qualité de l’air, et la reproductibilité des données reste très variable en fonction des capteurs.

Certains outils présentent un fort potentiel pour d’autres applications (mesures indicatives pour la surveillance de la qualité de l’air, sensibilisation à la qualité de l’air, …). En effet, les micro-capteurs constituent un véritable atout pédagogique pour inciter les populations à des comportements plus éco-responsables. Cependant, la question se pose quant à l’accompagnement du grand public dans l’utilisation de ce type d’outil, ainsi que sur l’appropriation des données produites.

Les présentations sont désormais disponibles sur le site www.lcsqa.org.

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Contacts : eva.leoz@ineris.fr ; sabine.crunaire@imt-lille-douai.fr ; laurent.spinelle@ineris.fr