Air intérieur

Mesure du formaldéhyde

N° de l'étude: 
26
Année: 
2008
Institut responsable de l'étude: 
INERIS
Nom du responsable: 
mandin
Objectifs: 

Les objectifs de cette étude sont doubles :

  • Faire l’état des lieux des techniques d’analyse automatiques du formaldéhyde existantes, aussi bien commerciales qu’issues de développement au sein de laboratoires.
  • Evaluer l’efficacité de tels analyseurs en atmosphère simulée (essais en chambre d’exposition) et en atmosphère réelle (essais de terrain)
Contexte et travaux antérieurs: 

Depuis juin 2004, la toxicité du formaldéhyde, composé largement utilisé dans l’industrie (papeterie, photographie, le tannage du cuir, fabrication de colles, d’engrais, de teintures, d’explosifs…) a été réévaluée à la hausse par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et est ainsi passée de « cancérogène probable » (groupe 2A) à « cancérogène certain chez l’homme » (groupe 1).

C’est pourquoi il semble indispensable de déterminer les niveaux de concentration de ce polluant, en air extérieur mais surtout en air intérieur où la population y est particulièrement exposée.

Au cours de l’année 2007, des travaux portant sur la mesure du formaldéhyde par tube passif et actif et sur l’efficacité de l’emploi d’un filtre à ozone sur la réduction de l’artefact négatif exercé par cet agent oxydant ont été menés.

A la fin de l’année 2007, une campagne de mesure mettant en jeu les mêmes outils a été menée dans un Etablissement Recevant du Public. C’est un centre commercial qui a été choisi en raison des concentrations élevées qui peuvent y être rencontrées.

Travaux proposés: 

Les travaux proposés pour l’année 2008 se déclinent selon deux aspects:

1- Etat des lieux des techniques d’analyse du formaldéhyde en continu :

Cette étude s’inscrit dans la continuité d’une étude bibliographique menée par l’INERIS sur les techniques analytiques et les niveaux de concentrations communément mesurées en air intérieur et extérieur. Cette étude avait mis en valeur l’état lacunaire des connaissances et des études en terme de comparaison entre les techniques dites classiques de mesure du formaldéhyde (prélèvement actif et passif) et les techniques en continu.

Ce travail dressera un panorama des analyseurs disponibles dans le commerce et des techniques développées au sein de laboratoires de recherche, et s’intéressera aux appareils « indicatifs » simples dont l’utilisation semble se développer et qui pourraient s’avérer utiles pour la mise en évidence de sources.

Ce travail permettra également d’identifier des perspectives concernant les milieux à étudier et les moyens à mettre en œuvre en vue de comparaisons avec d’autres techniques, ouvrant ainsi la voie à la deuxième partie des travaux proposés pour 2008.

2- Etude métrologique en conditions simulées et réelles

Des études en conditions simulées, dans la chambre d’exposition de l’INERIS, sont prévues pour évaluer les performances d’analyseurs en continu, en comparaison avec les méthode de prélèvement actif sur cartouche de DNPH.

Par ailleurs, des écarts entre 20 et 30 % ont été observés entre les résultats donnés par les tubes passifs et les tubes actifs pour la mesure du formaldéhyde et de l’acétaldéhyde lors des essais menés en 2007 (les écarts pouvant aller jusqu’à 150 % pour les autres aldéhydes), en chambre d’exposition et sur le terrain, pour des temps d’exposition court (8 et 24 heures).

Cette observation suggère la nécessité de définir parfaitement les domaines d’utilisation des cartouches passives. Ainsi, des essais sont prévus en 2008 sur des temps d’exposition plus longs, et dans des conditions de concentrations supérieures à
25 µg.m-3, les concentrations en air intérieur étant souvent supérieures à cette valeur.

Ces mêmes méthodes seront testées en atmosphère réelle lors d’une campagne de mesure menée dans un Etablissement Recevant du Public.

Ingénieur INERIS: 
450h
Technicien INERIS: 
600h
Travaux: 
Pérennes
Documents de sortie: 
Rapport d'étude
Lien avec le tableau de suivi CPT: 

2) La métrologie

Indicateurs optiques pour la mesure des particules

N° de l'étude: 
25
Année: 
2008
Institut responsable de l'étude: 
INERIS
Nom du responsable: 
fraboulet
Collaborateur: 
CSTB
Objectifs: 
La connaissance de la distribution spatiale de la pollution particulaire nécessite l’utilisation de techniques souples, portables et rapides. Un nombre important d’appareils est présent sur le marché. Toutefois, ils ne sont pas reconnus pour la mesure massique (PM10, PM2,5). Ceci s’explique notamment par le fait qu’il s’agit le plus souvent de compteurs optiques, instruments proposant une estimation et non une mesure réelle de la concentration massique (recours à une masse volumique de l’aérosol estimée).

L’objectif de cette étude est d’évaluer l’intérêt et le potentiel des techniques optiques indicatives dédiées aux PM, ainsi que les possibles applications dans le domaine de l'air intérieur, pour lequel ce type d'outil semble extrêmement prometteur.

Un programme de travail en deux phases  a été proposé, en 2006 :

Phase 1 (2006) :

retour d’expérience de la part des AASQA sur ce type de techniques ;
synthèse des besoins ;
recensement et principe des matériels disponibles sur le marché.

Phase 2 (initialement prévue en 2007, reportée en 2008) :
bilan sur le niveau de développement ;
essais sur une sélection d’appareils.

Contexte et travaux antérieurs: 
Les travaux 2006 ont consisté à réaliser une analyse des besoins, en définissant les objectifs d’utilisation par les AASQA. Pour ce faire, un questionnaire leur a été adressé : plus de 30 réponses ont été reçues, confirmant un véritable intérêt pour ce sujet. Un recensement des matériels existants a également été réalisé. Ce travail a fait l’objet d’un rapport en 2006. En outre, les résultats ont été présentés au séminaire LCSQA du 1er février 2007.
 
Travaux proposés: 
La connaissance du niveau de développement d’un appareil est essentielle pour juger de son utilité et de sa fiabilité. Ce volet de la problématique, déjà abordé en 2006, sera complété en 2008 et des conclusions seront formulées.

Par ailleurs, pour répondre aux objectifs de la phase 2, il est prévu la mise au point d’une chambre d’exposition de conception simple, alimentée à l’aide d’un système de génération de particules (combustible simple et/ou générateur plus sophistiqué), afin d’exposer les appareils à des niveaux de concentration variables. Des tests in situ sont aussi envisagés pour quelques typologies d’environnements clos à définir.

En fonction des résultats obtenus et de l'intérêt que représente l'utilisation de ces outils pour l'évaluation de la qualité de l'air intérieur, la durée des travaux et les objectifs pourront évoluer.

Ingénieur INERIS: 
550h
Technicien INERIS: 
200h
Travaux: 
Pluri-annuels
Durée des travaux pluriannuels: 
2années
Documents de sortie: 
Rapport d'étude
Lien avec le tableau de suivi CPT: 

Thème 2 : Métrologie / Particules

Matériel acquis pour l'étude: 
  • Chambre d’exposition, petit matériel
  • Achat de deux compteurs
Commentaires: 

Collaboration

Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)

Evaluation des performances métrologiques des appareils de mesure spécifiques de l’air intérieur

N° de l'étude: 
24
Année: 
2008
Institut responsable de l'étude: 
INERIS
Nom du responsable: 
chiappini
Collaborateur: 
CSTB
Objectifs: 

La métrologie des polluants de l’air intérieur nécessite de tenir compte de nombreux paramètres et contraintes propres aux environnements clos.

Ainsi, les appareils de mesure doivent être silencieux (l’expérience montrant que les pompes de prélèvement sont parfois stoppées par les occupants des locaux investigués), peu encombrants (compte tenu de l’espace limité, dans un logement, ou déjà largement occupé, cas des écoles et gymnases par exemple) et ainsi avoir un impact minimal sur le confort des occupants.

On se propose de faire un point, pour plusieurs polluants majeurs de l’air intérieur dans un premier temps, des matériels disponibles et adaptés et de leurs performances au regard des objectifs spécifiques des études d’évaluation ou de suivi de la qualité de l’air intérieur.

Travaux proposés: 

En 2008, un recensement des appareils disponibles pour la mesure des polluants majeurs de l’air intérieur sera réalisé. Cette liste sera élaborée en début d’année sur la base des résultats de la campagne « Logements » de l’OQAI.

Pour ces appareils, les applications et les performances, avantages et inconvénients, selon les objectifs spécifiques des mesures pour lesquelles ils sont mis en œuvre, seront inventoriées. Les conditions et contraintes d'utilisation seront recensées. Les synergies avec les appareillages utilisés pour le suivi de la qualité de l’air ambiant seront identifiées. Une veille sur les nouveaux appareils mis sur le marché dédiés à la mesure en environnement intérieur sera effectuée.

Ce travail bénéficiera du retour d’expérience du CSTB pour la mise en œuvre de la campagne nationale 2003-2005. Une enquête auprès des AASQA et des autres acteurs nationaux de la QAI (LHVP, LCPP…) sera également réalisée.

Ce travail permettra d’identifier les besoins prioritaires d’évaluation de matériel pour 2009, sachant que parallèlement seront poursuivis en 2008 les travaux déjà engagés sur l'évaluation (laboratoire et terrain) des appareils de mesures automatiques des particules et du formaldéhyde (cf. autres études sur l’air intérieur).

Ingénieur INERIS: 
180h
Travaux: 
Pluri-annuels
Durée des travaux pluriannuels: 
3années
Collaboration AASQA: 
Oui
Nom des AASQA: 
Les AASQA seront sollicitées pour leur retour d’expérience
Documents de sortie: 
Rapport d'étude
Lien avec le tableau de suivi CPT: 

Thème 2 : Métrologie

Commentaires: 

Collaboration

Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)

Adaptation et diffusion de protocoles pour évaluer la qualité de l’air intérieur

N° de l'étude: 
23
Année: 
2008
Institut responsable de l'étude: 
INERIS
Nom du responsable: 
mandin
Collaborateur: 
EMD
CSTB
Objectifs: 
Pour apporter aux pouvoirs publics des éléments utiles à la gestion de l’enjeu sanitaire que représente la qualité de l’air intérieur, et en cohérence avec les objectifs de l’action prioritaire du Plan National Santé Environnement (PNSE) visant à « mieux connaître les déterminants de la qualité de l’air intérieur », l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) s’est autosaisie en 2004 afin d’élaborer des valeurs guides pour la qualité de l’air intérieur (VGAI).

L’Agence a ainsi mis en place un groupe de travail co-piloté avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et auquel participe, entre autres, l’INERIS. Ces VGAI sont exclusivement fondées sur des critères sanitaires en s’appuyant sur des valeurs toxicologiques de référence établies par les organismes internationaux reconnus. Compte tenu des objectifs de travail fixés, le groupe de travail n’aborde pas de considérations métrologiques et ne propose pas, en conséquence, de stratégie(s) d’échantillonnage et d’analyse permettant de vérifier le respect des valeurs guides proposées.

Ce besoin réel en termes de métrologie a été rapporté auprès du Comité d’Experts Spécialisés de l’Agence, mais à ce jour, aucun travail n’a été initié à l’heure où les premières VGAI sont rendues publiques (http://www.afsset.fr).

L’INERIS, en partenariat avec l’EMD et le CSTB, propose donc d’accompagner la publication des VGAI par l’élaboration de protocoles dédiés.

Travaux proposés: 
Les premières VGAI élaborées et publiées en 2007 sont celles du formaldéhyde et du monoxyde de carbone. Celle du benzène devrait l’être début 2008. On propose donc d’élaborer en 2008 les protocoles pour ces trois substances.

Seront ainsi préconisées des stratégies d’échantillonnage en adéquation, notamment, avec les pas de temps proposés pour caractériser des expositions de « courte et longue durée » et avec les niveaux de concentrations attendus dans les lieux de vie, en priorité dans les établissements recevant du public (cohérence des seuils de détection, temps de prélèvement associés).

Le protocole sera décliné selon les différents environnements intérieurs pour tenir compte de leurs éventuelles spécificités et/ou des contraintes qu’ils présentent (de par leur bâti, leur localisation, leurs occupants…), à partir, notamment des études de l’OQAI concernant la pertinence et la hiérarchisation des polluants à suivre par typologie de lieux de vie.

Ingénieur INERIS: 
300h
Ingénieur EMD: 
150h
Travaux: 
Pluri-annuels
Documents de sortie: 
Autres
Commentaires: 

Documents de sortie attendus

Protocoles de vérification du respect des VGAI pour le formaldéhyde, le monoxyde de carbone et le benzène

Collaboration

Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), qui assurera le pilotage des travaux