- Assistance utilisateurs
Le système PREV’AIR fournit notamment une prévision de l’ozone, des oxydes d’azote et des particules sur l’Europe et la France, à partir des résultats issus du modèle déterministe CHIMERE appliqué à une résolution spatiale de 50 et 10 km respectivement. Certaines AASQA disposent d’un modèle déterministe régional de prévision de qualité de l’air auquel PREV’AIR fournit des conditions aux limites. D’autres AASQA utilisent les sorties brutes de PREV’AIR qu’elles traitent en fonction de leurs besoins.
L’INERIS fournit une assistance aux utilisateurs de PREV’AIR en terme d’appui technique pour l’utilisation et l’interprétation des données issues des modèles ; l’ensemble de ces actions d’assistance pourront faire l’objet, le cas échéant, d’une session de présentation des modèles, leur apports et leurs limites, auprès des AASQA. L'INERIS met également à disposition l’ensemble des outils de post-traitement qu’il développe. Il répond à toute demande ponctuelle d’extraction de données. Enfin l’INERIS propose et développe des représentations d’indicateurs cohérentes avec les besoins exprimés par les AASQA (séries temporelles, cartographies nationales….).
Certaines AASQA envisagent dans un futur proche de travailler sur la prévision et la cartographie des PM avec leur modèle régional. L’INERIS, qui a développé le modèle implanté dans CHIMERE pourra soutenir ces développements, notamment sur la partie validation. De même un support technique plus important est sollicité par les AASQA qui s’intéressent à la réalisation de cartes analysées à l’échelle régionale à partir des sorties de PREV’AIR.
- Bilan des performances des modèles
Les modèles CHIMERE et MOCAGE sont les deux modèles dont les résultats sont disponibles sur PREV’AIR à ce jour. Après la période estivale, l’INERIS s’est engagé à fournir un rapport détaillé sur le bilan de performances de ces deux modèles région par région. Le bilan est établi par comparaison aux observations selon des critères statistiques classiques. Cette information est disponible à la fin du premier semestre de chaque année pour les résultats relatifs à l’été précédent.
- Cartographie locale du dioxyde d’azote à partir des simulations PREV’Air
En 2007, des développements visant à intégrer des procédures de cartographie automatique de dioxyde d’azote dans PREV’AIR ont été effectués. Ils reposent sur les travaux menés depuis 2004 par le LCSQA, qui ont démontré la possibilité de bâtir des « stations virtuelles » à partir de campagnes de mesures. Avant une mise en œuvre opérationnelle dans PREV’AIR, considérant l’avancement des travaux actuels, il paraît important de mener une phase d’évaluation approfondie qui ne pourra être effectuée en 2007. Cette finalisation de l’étude constitue la proposition 2008 de l’INERIS sur ce sujet.
- Réalisation de cartes analysées d’ozone et de PM10 : évaluation, amélioration, test de nouvelles procédures
Depuis 2003 pour l’ozone et 2005 pour les PM10, les cartes de la veille simulées par le modèle CHIMERE sont corrigées chaque matin à l’aide des observations extraites de la base BASTER. La méthode employée consiste à ajouter au modèle un champ correctif estimé par interpolation géostatistique : il s’agit du « krigeage des innovations ». Le choix des paramètres de krigeage repose sur des études de sensibilité conduites en 2004 et 2005 [a) Honoré et Malherbe, 2004. Application de modèles grande échelle à la problématique régionale : cartographie de l’ozone et du dioxyde d’azote. Rapport LCSQA. b) INERIS, 2005. Travaux relatifs à PREV’AIR. Rapport LCSQA]. L’efficacité du krigeage des innovations s’est vérifiée depuis lors dans la mise en œuvre opérationnelle de cette méthode.
Toutefois, après quelques années de fonctionnement, qui ont vu évoluer aussi bien le modèle CHIMERE que le réseau des stations de mesure, il semble utile de réévaluer le krigeage des innovations de façon approfondie. Le choix des stations d’observation considérées dans l’analyse, en particulier pour les PM10, ainsi que la définition des paramètres de krigeage seront revus. La question du support spatial des données (données ponctuelles pour les stations / données par maille pour le modèle) et de son éventuelle prise en compte dans le krigeage sera également examinée. Enfin, il est proposé de tester la technique de krigeage non paramétrique. Lors des études préliminaires de sensibilité, cette méthode d’analyse n’avait pu être appliquée, faute de ressources informatiques suffisantes. Par suite de l’augmentation des capacités de calcul, on pourra en apprécier les performances relativement au krigeage des innovations.
Comité utilisateurs PREV’AIR
Documents de sortie :