Ces travaux ont porté essentiellement sur :
- l’exploitation des résultats en vue d’identifier au travers de l’analyse statistique les différentes sources influençant le site récepteur avec l’analyse d’une part temporelle des résultats de mesures actuellement en cours et ce sur plusieurs pas de temps (horaire, saisonnier) et d’autre part spatiale compte tenu de la dispersion géographique des différents sites concernés (Marseille, Grenoble, Strasbourg, …) notamment en terme de répartition des COV dans les différentes familles.
- le développement des différentes approches (approches monovariée, bivariée, multivariée au travers de l’analyse en composantes principales) permettant de conduire l’analyse fine des évolutions temporelles des COV . Ce travail a permis de mieux comprendre le comportement temporel des COV sur plusieurs sites soumis à des sources différentes compte tenu des typologies des sites très différentes. Cette analyse a également permis d’identifier les principales sources de COV influençant chacun des sites.
- la réalisation de différentes modélisations visant à évaluer la contribution des différentes sources influençant les teneurs ambiantes. Plusieurs modèles (modèle de régression linéaire simple, CMB, PMF) ont été testés afin de vérifier la cohérence des résultats et de choisir le modèle le mieux adapté à l’exploitation des données de COV. Afin de comparer les deux approches que sont les approches sources-récepteur et les inventaires d’émission, il paraît particulièrement intéressant de comparer les données du cadastre aux résultats obtenus à l’aide de méthodes permettant la quantification des contributions de ces sources et ce sur au moins un site de mesure. En effet, les résultats des applications CMB ont déjà été utilisées à des fins de validation des inventaires d’émissions.
Depuis quelques années, l’ASPA réalise l’analyse des 31 COV précurseurs de l’ozone présents dans l’air prélevé à l’aide de canisters dans différentes régions (Alsace, Lorraine, Franche Comté, Champagne Ardenne, Rhône Alpes et Languedoc Rousillon).
Une base de données appelée CANISTAIR a été construite par l’ASPA pour compiler l’ensemble des résultats. D’autres AASQA (ATMOPACA, …) ont également réalisé des campagnes de mesures des COV à l’aide de canisters dans différents cadres.
En 2007, à partir de la base de données CANISTAIR fournie par l’ASPA et complétée par des données compatibles d’autres AASQA volontaires, nous avons réalisé une exploitation relative à :
- l’étude de la répartition spatiale des COV sur des sites de typologies différentes et de l’évolution temporelle des concentrations
- la cohérence entre la classification des sites selon leur typologie et les niveaux et ratios des différents COV spécifiques.
Nous compléterons les travaux 2007 par :
- l'étude de la représentativité des sites à partir de l’établissement des différentes typologies de sites
- l’identification des sources.
3) Traitements numériques des données
Documents de sortie :