Les enjeux de la pollution atmosphérique, que ce soit pour la prévention ou pour la protection de la santé, et de l'environnement, ont conduit le Ministère chargé de l'Environnement à structurer un dispositif national de surveillance, dans le cadre de la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (LAURE) du 30 décembre 1996, conformément à la Directive européenne du 27 septembre 1996 concernant l'évaluation et la gestion de la qualité de l'air ambiant.
Afin d'assurer la qualité et la cohérence des données et des informations délivrées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) et d'appuyer le Ministère chargé de l'Environnement sur les aspects techniques et scientifiques dans l'élaboration et l'application de sa politique sur ce sujet, l'Ecole des Mines de Douai (EMD), l'Institut National de l'Environnement industriel et des Risques (INERIS) et le Laboratoire National de Métrologie et d'Essais (LNE) se sont vus confier des programmes de travaux annuels, et ce dès 1991 puis dans le cadre du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air créé par l'accord cadre du 9 octobre 1995.
Afin d'accompagner les évolutions du contexte de la surveillance de la qualité de l'air - transition d'une période de croissance et de développement vers une période de consolidation, croissance des attentes du public, évolution des techniques et savoir-faire - les partenaires du LCSQA ont choisi de fonder ensemble le 13 décembre 2005 un Groupement d'Intérêt Scientifique (GIS LCSQA).
Lors de cette campagne, deux polluants prioritaires sont concernés : d'une part, le formaldéhyde, substance irritante pour les voies respiratoires émise par certains matériaux de constructions, certaines colles ; et d'autre part le benzène, substance cancérigène issue de la combustion (gaz d'échappements). Les concentrations de ces deux composés seront mesurées par des tubes passifs exposés durant une semaine d'enseignement, à deux saisons : en été et en hiver. Par ailleurs, les mesures porteront également sur le confinement - déterminé notamment à partir du taux de concentration en CO2 dans l'espace clos - mesuré l'hiver uniquement, durant deux semaines. Enfin, un pré-diagnostic de chaque établissement sera réalisé par un expert du bâtiment, afin de disposer d'une description précise du bâtiment et de son environnement proche (ventilation, systèmes de chauffage, revêtements et mobiliers ...).